Après une longue traversée du désert pour assurer sa survie, le 12e transporteur mondial de conteneurs a multiplié ces derniers mois des signes de retour à la vie dont le plus manifeste a été la finalisation de la restructuration de sa dette de 1 Md$ bien avant le terme prévu.
Pour se restructurer, la compagnie avait présenté l’an dernier un plan de restructuration de grande ampleur, comprenant un apport en capitaux de 600 M$ par Heliconia Capital Management, entité du fonds souverain singapourien Temasek. Aux termes de longues et rudes négociations, ses créanciers avaient fini par accepter de s’asseoir sur 50 % de leurs dettes, qui s'élevaient à environ 1 Md$. Ragaillardie par la conjoncture, PIL a annoncé en fin d’année qu’elle allait rembourser 200 % des créances initiales en guise de remerciement à ceux qui ont bien voulu lui faire confiance.
Rare
Face à son besoin de liquidités, la compagnie avait été contrainte d’alléger sa flotte, qui a diminué de 37,5 % en 18 mois pour atteindre environ 250 000 EVP. Depuis, elle a manifestement été autorisée à réinvestir dans son outil industriel, via l’affrètement, puisque sa capacité est passée à près de plus de 268 000 EVP répartis sur 84 navires, dont 57 en propriété.
Cette fois, elle passe à la vitesse supérieure. Elle est actuellement en négociation avec un constructeur chinois pour la commande de quatre porte-conteneurs de 14 000 EVP à double motorisation au GNL mais avec un retrofit prévu pour une reconversion à l’ammoniac. L’une des rares commandes du secteur dans cette configuration
Les navires devraient être livrés en 2024 ou 2025 selon les sources.
A.D.