Pablo García, directeur général de Synergy (Hutchison Ports) : « Le marché français est une priorité stratégique »

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Élargir l’hinterland du terminal à conteneurs de BEST opéré par Hutchison Ports à Barcelone, tel est l’objectif de sa filiale ferroviaire Synergy, qui offre un service de transport de marchandises de porte à porte. Le marché français est stratégique pour l’opérateur, qui proposera en avril le transport des reefers, visant les exportateurs agroalimentaires, un point fort de l’économie du sud-ouest de la France. 

Créée en 2012, Synergy a développé des services réguliers par le rail depuis le port de Barcelone vers trois destinations : le Terminal intermodal de Noáin (TIN), situé en Navarre et opéré par BEST ; Miranda de Ebro ; et Villafría, près de Burgos. Depuis Noáin, la filiale de Hutchison Ports dessert le sud-ouest de la France en camions, via un partenariat avec un transitaire navarrais, Gimex. Une solution plus compétitive que le rail : la différence d’écartement des voies entre la France et l’Espagne oblige sinon à transborder les conteneurs ce qui renchérit le coût du fret.

Présenté à Bayonne en février 2020, ce service quotidien, opéré 5 jours par semaine, connecte ainsi des chargeurs français avec le port catalan via Noáin.  Le service intermodal route/rail offre un transit time de 11 jours « à un coût plus avantageux que la liaison équivalente vers Fos-sur-Mer », explicite Pablo García, directeur général de Synergy. À cela s’ajoute la souplesse de la formule. Noáin n’est situé qu’à une centaine de kilomètres d’Hendaye, soit un peu plus d’une heure de route. « Nous pouvons récupérer la marchandise chez le client à l’heure qui lui convient et l’acheminer par camion vers Noáin d’où le convoi part pour Barcelone à 9 h 00 tous les matins », ajoute le dirigeant.

Dans l’autre sens, un convoi quitte le terminal ferroviaire de BEST tous les matins à la même heure. L’opérateur intermodal dispose d’une capacité de manutention importante grâce à ses 13 portiques sur une longueur de quai de 1,5 km, un terminal ferroviaire de huit voies et de 750 m et un niveau élevé de connectivité (plus de 200 ports dans le monde desservis).

Des clients dans le Sud-Ouest

Le marché français est un objectif stratégique pour Synergy, qui a recruté un commercial à plein temps pour s’occuper du marché français. Dans le sens France-Barcelone, la société intéresse particulièrement les clients des secteurs de la chimie et du papier. À partir d’avril, elle offrira la possibilité de transporter des reefers, visant notamment les exportateurs du secteur agro-alimentaire, un point fort de l’économie du sud-ouest de la France. Depuis le port espagnol, elle a commencé à livrer des marchandises pour le secteur de la glisse du Pays basque, importées via le port de Barcelone : une belle percée dans un marché très prometteur.

Hutchison n’est pas le seul, parmi les acteurs portuaires et maritimes de Barcelone, à avoir des velléités dans l’Hexagone avec des stratégies de porte à porte. À la nuance près que Synergy a pris le parti de travailler en partenariat avec des transitaires. « Nous n’apportons pas le fret maritime, nous n’entrons pas en concurrence avec les transitaires » insiste Pablo García.

Daniel Solano

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