Le conteneur, nouveau moteur de l’économie maritime

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Allonger les quais pour déplacer une grande partie des opérations vers l’intérieur de la zone portuaire. Créer des espaces spécifiques pour les opérations de chargement et déchargement des navires. Enfin, organiser des zones de quais raccordées avec le fer et le réseau routier. Ces travaux, qui devraient permettre de rationaliser les opérations liées à la conteneurisation, ont été présentés lors d’un débat organisé à la mi-mars à La Spezia (Ligurie) par la communauté portuaire ligure. Thème de la rencontre: le conteneur, un élément essentiel pour le développement de l’économie portuaire mondiale.

En fait, l’idée des organisateurs est de suivre l’exemple donné par certains ports de l’Europe du Nord qui ont construit des modèles économiques solides. « En l’état actuel, les ports subissent les conséquences de la révolution industrielle. Une révolution produite par la course engagée par les grandes compagnies maritimes qui dominent aujourd’hui le marché », a expliqué Bruno Pisano, conseiller de La Spezia port Service, l’association qui regroupe les opérateurs portuaires régionaux. D’où la nécessité pour les ports, a détaillé Bruno Pisano en citant l’exemple du port de Rotterdam, de moderniser les infrastructures pour élargir leur capacité d’accueil. Une opération liée à la mise en place de plages horaires plus flexibles permettant l’introduction du fameux système des trois huit qui permettrait aux dockers de travailler vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Mais cette idée risque de faire sursauter les syndicats italiens. « Ce modèle, testé dans le secteur privé, permettrait aux ports d’accueillir un nombre plus important de navires et de séduire des investisseurs potentiels », a ajouté Bruno Pisano.

« Redresser la barre »

L’augmentation constante des flux logistiques de marchandises, a noté pour sa part l’économiste Francesco Parola de l’université de Gênes, débouche sur une mise à l’écart des ports pénalisés par des infrastructures insuffisantes. Dans ce contexte, la proposition développée durant ce débat devrait permettre de « redresser la barre » à tous les niveaux. « La création de zones spéciales permettrait de réduire la durée des opérations et celle des coûts, de décongestionner le port et de développer le trafic intermodal. Enfin, d’améliorer les contrôles sur les marchandises », a affirmé Bruno Pisano.

Reste que l’introduction de ce nouveau modèle est liée à la question des investissements. Or, c’est là que le bât blesse, du moins en ce qui concerne la participation de l’État qui a les poches trouées.

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