Une baisse des actes en 2014

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Le constat est plutôt encourageant. En cinq ans, les actes de piraterie ont baissé de 45 % à 245 actes déclarés en 2014. Le nombre d’attaques de navires au large de Somalie s’est considérablement réduit. En 2010, la région de la mer rouge et du golfe d’Aden a enregistré quelque 216 actes de piraterie contre 14 en 2014. Le double effet des patrouilles militaires dans la région et les tentatives de mettre en place un véritable gouvernement en Somalie portent leurs fruits.

L’éradication d’une grande partie de la piraterie dans le golfe d’Aden n’a pas mis un terme à la piraterie sur la planète mer. En 2014, le Bureau maritime international a enregistré une baisse de 7,2 % à 245 actes, selon son rapport publié le 14 janvier. Les actes de piraterie se déplacent. Hier la Somalie, aujourd’hui l’Afrique de l’Ouest et le sud-est de l’Asie, la piraterie reste une préoccupation du monde maritime. En 2014, sur les 245 actes répertoriés, 183 ont amené les pirates à monter à bord, 21 navires ont été sous le contrôle des pirates, 28 attaques ont été tentées et 13 navires ont essuyé des coups de feu. Le nombre décroissant d’attaques ne doit pas faire oublier le nombre croissant de navires pris en otage par les pirates. En 2014, 21 navires ont été « abordés » contre 12 en 2013. Une progression que le Bureau maritime international attribue à la recrudescence d’actes dans le Sud-Est asiatique contre des navires de petite taille chargés de produits pétroliers et chimiques. « Les pirates visent principalement l’essence depuis les navires citernes, explique le compte rendu annuel du Bureau maritime international. Cela est devenu d’autant plus probant que deux navires bitumiers ont été attaqués et libérés ensuite quand les attaquants ont pris conscience de la cargaison à bord. »

La répartition géographique de ces actes de piraterie montre une tendance à déplacer les actes vers l’Indonésie. Avec 100 actes répertoriés, en légère baisse par rapport à 2013, l’Indonésie préoccupe le Bureau maritime international. Les navires ont, dans la plupart des cas, subi des attaques lors des attentes au large du port ou lors de leurs opérations à quai. Les efforts menés par la police maritime indonésienne dans les principales zones d’attaques ralentissent les actes. Les relations entre le Bureau maritime international et la police maritime indonésienne se sont renforcées pour faire face aux nombreuses attaques qui ont eu lieu dans les eaux de Pulau Bintan et en mer de Chine où 11 navires ont été attaqués. Les eaux vietnamiennes ont vu le nombre d’actes croître ces derniers mois. Le BMI a répertorié sept attaques en 2014 dont cinq se sont déroulées lors des trois derniers mois de 2014.

Les attaques s’éloignent des côtes

En Afrique, si la mer Rouge et le golfe d’Aden voient le nombre d’attaques se réduire d’année en année, la côte Ouest reste le théâtre de nombreux actes de piraterie, explique le Bureau maritime international. Le BMI a rapporté 41 incidents en Afrique de l’Ouest. Le Nigeria s’inscrit comme une zone à hauts risques avec 18 attaques. Des agressions qui s’éloignent des ports. Les incidents répertoriés s’étendent désormais à plus de 200 miles des côtes nigérianes. Les pirates visent principalement des navires chargés avec des produits pétroliers qui sont vidés de leur cargaison pour être transbordés sur des navires plus petits et revendus.

Enfin, dernière zone à risque pour le Bureau maritime international, les côtes du Bangladesh qui ont enregistré 21 attaques en 2014, soit une hausse de 75 %. La majorité de ces actes ont été commis lors des attentes des navires avant d’entrer dans le port. Il s’agit principalement de vols d’effets des équipages, mais des marins ont été pris en otage et deux autres blessés lors de ces actes.

Marin, un métier à risques

Les marins ont encore donné leur vie pour exercer leur profession. En 2014, le Bureau maritime international a répertorié quatre morts et un marin signalé disparu. Ils sont treize à avoir été blessés lors des attaques, et neuf à avoir été kidnappés contre une rançon. Enfin, 442 marins ont été retenus en otage par des pirates lors des attaques. Des prises d’otage qui ont lieu en Indonésie, en Malaisie, au Ghana et au Nigeria. La majorité des actes touchant directement les marins se sont perpétrés dans les eaux du Sud-Est asiatique.

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