Réforme portuaire: espoirs et réalités

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S’exprimant à titre personnel, Charles Génibrel, président de la Fédération des agents consignataires et agents maritimes de France, a dressé, le 2 février, un bilan mitigé de l’état d’avancement de la réforme portuaire lors de la réunion de l’Association des ports de France. Si tout a été vite jusqu’à la signature de l’accord-cadre du 30 octobre, depuis, le rythme s’est fortement ralenti avec la nomination laborieuse des membres des conseils de surveillance. La gouvernance « moderne, sorte de fusée à 4 ou 5 étages » ne convainc pas Charles Génibrel. Il note qu’à part à Marseille et pour un seul de ses présidents, aucun autre cas « d’ingérence » n’avait été constaté. Perplexe, il s’interroge sur « comment vouloir, à la fois, mettre plus de commerce dans les ports et plus de fonctionnaires d’État dans leur instance de direction ». Question annexe: dans ces conditions, les collectives locales vont-elles maintenir leurs aides financières aux grands ports maritimes, sachant que l’État est incapable de tout financer?

La crise ne doit pas être le prétexte pour ralentir le rythme de la réforme, a plaidé Charles Génibrel d’autant que le risque de « zapper » une escale française est grand: avec une faible demande et des taux de fret conteneurisé encore plus faibles, supprimer Le Havre ou Marseille peut se décider facilement.

« Seul compte le jugement des opérateurs internationaux », a souligné Alexis Lobadowsky, délégué général de la Facam. Et depuis 1992, ils en ont beaucoup vu, ces opérateurs.

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