Piraterie en hausse au premier trimestre

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Le nombre d’actes de piraterie a augmenté de 20 % dans le monde au cours du premier trimestre 2008. Selon l’International Maritime Bureau de Londres, il y a eu 49 actes de piraterie, contre 41 un an auparavant. Ensuite, le nombre d’actes de violence varie selon leur type. Des pirates ont notamment pris pour cible 36 navires (29), en ont détourné 1 (2), ont pris 7 navigants en otage (39), en ont enlevé 6 contre rançon (17), en ont blessé 8 (4) et en ont tué 3 (0). Le Nigeria reste la principale zone à risques avec 10 incidents signalés (plus de 20 % du total), la plupart des attaques se produisant au large de Lagos. L’Inde et le golfe d’Aden arrivent en deuxième position avec cinq incidents chacun. Mais, pour la première fois depuis dix ans, l’Indonésie, avec seulement quatre incidents, n’est plus la zone considérée comme la plus dangereuse, grâce à l’action de sa police et de sa Marine. De même, aucun incident n’a été signalé dans le détroit de Malacca, conséquence de la coopération des Marines des États riverains. Souvent les attaques dans le golfe d’Aden, où le trafic maritime est très concentré, se terminent par un détournement vers de petits ports de la côte somalienne. Ce fut le cas du trois-mâts français Le-Ponant, détourné le 4 avril et dont l’équipage a été libéré le 11 après versement d’une rançon (JMM 18-4-2008, p. 7).

Toutefois, la lutte contre la piraterie s’organise au niveau international. Suite au détournement du Ponant, la France va prendre une initiative dans la lutte contre la piraterie. Ainsi, Jean-David Levitte, conseiller diplomatique du président de la République a déclaré au cours d’une conférence de presse à Paris: « Au cours des dix années passées, c’est 3 200 marins qui ont été pris en otages, 500 ont été blessés, 160 tués. Donc, c’est un vrai problème de sécurité internationale auquel nous faisons face ». Pour répondre à cette menace, qui a pour conséquence un surcoût en termes d’assurances d’environ 1 Md$ (684 M€), a-t-il indiqué, la France va déposer un texte au Conseil de sécurité de l’ONU après discussions avec ses 14 partenaires. Dans une déclaration au quotidien Le Monde, le représentant de la France aux Nations unies Jean-Maurice Ripert estime qu’il ne sera pas aisé de convaincre la Chine et la Russie d’accepter une coopération internationale, qui limiterait la souveraineté de certains États. La Grande-Bretagne et les États-Unis ont déjà présenté un projet, mais uniquement pour la Somalie. Selon l’ambassadeur, la France pourrait commencer par là, puis élargir le projet avec quelques grands pays maritimes et l’aide d’organisations régionales.

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