Représentant 61 % du trafic de marchandises du pays, les douze ports majeurs indiens ont terminé l’année 2017 sur une note positive. Globalement, leur part dans le trafic a en effet progressé de 3,64 % entre avril et décembre 2017. Un résultat surtout attribuable à huit d’entre eux qui ont connu une progression dans le vert. A savoir les ports de Calcutta, y compris Haldia, Paradip, Visakhapatnam, Chennai, Cochin, New Mangalore, JNPT et Kandla. « Les principaux ports indiens ont enregistré une croissance de 3,64 % et ont traité ensemble 499,41 Mt de marchandises entre avril et décembre 2017 contre 481,87 Mt traitées durant la période correspondante de l’année précédente », a détaillé le ministère en charge des affaires maritimes.
Plus de pétrole
Sur cette période, le port de Cochin est celui qui a affiché la plus forte croissance (17,27 %). Une envolée qui s’explique essentiellement par la progression du trafic de pétrole et de lubrifiants, dont le transport a cru de près de 28 %. Mais aussi par celle des conteneurs qui a atteint un record (12,79 %). Outre Cochin, les plus fortes croissances ont été enregistrées par les ports de Paradip dans l’Orissa (14,59 %), de Calcutta (12,45 %), de New Mangalore (6,60 %) et de JNPT (5,94 %).
Kandla pour le volume
En terme de volumes, en revanche, la palme revient au port de Kandla, situé dans le district de Kutch au Gujarat (ouest). Ce dernier a sur cette période traité 81,12 Mt de marchandises. Il précède ainsi les ports de Paradip (74,40 Mt), JNPT (48,89 Mt), Mumbai (47,53 Mt) et enfin de Visakhapatnam (46,56 Mt).
En 2017, le total du trafic de marchandises est pour l’heure estimé autour de 1.758 Mt. Mais l’objectif du gouvernement est de faire en sorte que ce volume atteigne pour l’ensemble des ports indiens plus de 3.130 Mt d’ici à 2020. Un volume auquel les 200 ports mineurs devraient également contribuer pour plus de la moitié.
Réforme des partenariats publics-privés
Pour y parvenir, le gouvernement indien compte sur le déploiement de son programme Sagarmala. Dans ce cadre, la construction de nouveaux ports et de 142 terminaux au sein des ports majeurs est en marche. L’investissement total se chiffre à 22 Md$ d’ici à 2035.
Cette semaine, les autorités ont par ailleurs annoncé leur intention de faire évoluer le modèle de concession pour les partenariats publics-privés dans les projets portuaires. Au menu, par exemple, la création d’un mécanisme de résolution des conflits et le changement dans le modèle des revenus. Ainsi le paiement de la redevance pour les ports sera basé sur les « millions de tonnes de fret manutentionnées » et non plus sur le pourcentage des recettes brutes basé sur les tarifs déterminés par la Tariff Authority for Major Ports (TAMP). Une fois effectuée, l’exploitant du port paiera les redevances sur le revenu réel et non sur ceux estimés. « Nous espérons que cette réforme nous aidera à faire évoluer les situations dans douze projets actuellement bloqués que nous avons identifiés », a souligné Nitin Gadkari, le ministre en charge des infrastructures.