En ce début d’années, l’heure est au bilan. La fameuse « cure de la mer » mise en place par le ministre des Infrastructures et des Transports Graziano Delrio semble avoir porté une partie de ses fruits. Car si de nombreux patrons des autorités portuaires se plaignent de leur manque d’autonomie économique, en revanche tous estiment que le regroupement de certains ports qui a entrainé une diminution du nombre d’autorités est une « bonne chose » qui permet de rationnaliser les investissements. Reste le vaste chapitre remise en ordre des infrastructures et développement des ressources pour permettre aux ports d’accueillir les géants de la mer, un point sensible dont la solution passe par la mise en place d’un énorme réseau de partenariat pour rassembler des fonds.
Un secteur en expansion
En ce qui concerne l’aspect positif du bilan, les patrons portuaires brandissent avec satisfaction les derniers rapports faisant état d’un secteur en pleine expansion. Durant les dix dernières années, les trafics intermodaux ont augmenté de 40 % en ce qui concerne les conteneurs et de 25 % pour le roulier. Dans certaines régions comme le Frioul et la Ligurie, le trafic intermodal sur le fer a augmenté de 17 % durant les dix dernières années avec l’installation des nouveaux raccords pour améliorer le réseau. Au niveau du routier en revanche, reste le problème des embouteillages à l’entrée des ports notamment à la Spezia et Genes qui ont poussé les transporteurs à croiser les bras pour obliger les autorités portuaires à trouver des solutions. Le prochain ministre des Transports et des Infrastructures qui sera nommé dans le cadre de la formation du nouveau gouvernement après les élections législatives du 4 mars prochain devra peaufiner ultérieurement la réforme affirment les opérateurs portuaires notamment en ce qui concerne les points concernant la relance des sites du Mezzogiorno.