Réalisant 1,5 Mt à la fin août, le port de Bayonne affiche une progression de près de 6 % de son trafic global (+ 87 000 t), portée par les trafics céréaliers et pétroliers. Profitant du report des volumes de la récolte 2015 et d’une bonne année de production, les exports de maïs vers les amidonneries nord-européennes grimpent de 60 % (+135 000 t) pour atteindre les 362 000 t, effet collatéral d’une moindre consommation locale pour cause de grippe aviaire chez les éleveurs de canards. Au niveau des produits pétroliers, les volumes de pétrole brut doublent (48 000 t), et un nouveau trafic d’import de produits raffinés, débuté au second semestre, s’est soldé par un gain de 15 500 t.
Les trafics sidérurgiques se stabilisent
Représentant 530 000 t du volume global à fin août, les trafics sidérurgiques de Celsa tendent, après plusieurs années de difficultés et d’arrêts temporaires de production, à se stabiliser. À l’import, le trafic de ferrailles est quasi similaire à celui de l’an dernier avec 182 000 t, tandis que les exports de billettes repartent à la hausse (+32 %) et frôlent les 350 000 t. Les engrais, qui dépassent les 300 000 t, marquent, eux, le pas (-6 %) et devraient tout juste se maintenir sur la fin d’année. La demande en baisse pour la prochaine récolte impacte la filière de fabrication et se traduit notamment par la baisse significative des produits chimiques (-40 %). D’importants travaux sur le process de fabrication de l’usine Adisseo ont impacté les flux maritimes de soufre, en baisse de 26 %. Concernant les sorties de bois, malgré le démarrage d’une ligne vers l’Afrique du Nord, les prévisions annoncées de croissance de ce trafic tardent à se concrétiser et les volumes, pour l’heure, restent stables. Enfin, sur des flux modestes, des trafics de produits tels que tourbe, écorce, broyats de pneus se maintiennent avec cependant une perte du trafic de quartz, dérouté sur la Méditerranée.