Début juillet, le Yuan-Zhuo-Hai, navire vraquier de 400 000 tpl, de la China Ore Shipping (entreprise détenue à 51 % par Cosbulk et 49 % par China Shipping Development) et transportant 351 000 tonnes de minerais de fer, a effectué son escale au port de Quingdao.
Les Valemax de plus de 300 000 t, que la Chine avait interdits depuis 2012, sont en train d’effectuer leur grand retour sur le marché chinois. Une circulaire de Pékin vient en effet d’autoriser la circulation de ces navires. « Cette arrivée va avoir un impact durable sur le commerce du minerai de fer dans le monde », se réjouit la compagnie. Le port de Quingdao sera l’un des quatre ports choisi par Pékin, possédant la capacité d’accueillir ces très grands navires. Le port joue également un rôle clé dans le commerce du trafic de minerai avec pas moins de 100 Mt de cargaisons reçues par an. Le poste à quai de Dongjiakou sera quant à lui, le premier capable d’accueillir les Valemax, dans les conditions exigées par Pékin, grâce aux travaux visant l’amarrage de ces navires, qui ont été réalisés dès 2013, pour un coût total de 612 M$. « Nous avons positionné Dongjiakou comme entrepôt de marchandises en vrac », a rappelé le port de Quingdao. En janvier 2014, China Merchant holdings, Cosco et IMC Group, ont convenu d’un accord pour exploiter mutuellement le terminal de Dongjiakou.
De son côté, le brésilien Vale estime que d’ici 2018, le trafic de minerais devrait passer à 300 Mt. Après trois années d’interdiction de territoire, le conglomérat minier brésilien Vale se frotte les mains, puisqu’il vient également de signer des accords commerciaux avec China Merchants Energy Shipping et Shandong Shipping.