L’année dernière, ce manutentionnaire a traité un trafic de 2,1 Mt de produits forestiers, fers et aciers, projets et colis lourds, chimiques et autres produits. Le chiffre d’affaires de 75,7 M€ a laissé des disponibilités financières de 15,8 M€. Cette année, le volume de trafics sera légèrement plus faible, soit 2 Mt, dont 1,2 Mt au bassin Churchill. Le secteur du conventionnel n’a pas encore pleinement récupéré de la crise.
Des colis de plus en plus lourds
Le nouveau terminal en cours de développement présente une longueur de 1,6 km (profondeur d’eau 13 m), pour une superficie de 32 000 m2. Selon l’administrateur délégué Marcel Dubourg, ce nouveau terminal doit permettre à l’entreprise de mieux se concentrer sur ce marché des projets/colis lourds. C’est la raison pour laquelle deux nouvelles grues mobiles d’une capacité unitaire de 200 t, soit 400 t en couple, viennent d’être installées sur quai. Cet investissement était nécessaire car la tendance du secteur est non seulement à la reprise, mais les colis deviennent de plus en plus lourds et volumineux. Il était indispensable de répondre aux besoins de la clientèle, qui comprend notamment des armements comme Rickmers, UAL, Bocs et d’autres. Tout est mis en œuvre pour faire de ce terminal une installation totalement conçue pour ce type de trafic. Des négociations sont en cours avec le port en vue de porter la superficie du site à 420 000 m2. Un programme de développement a été mis au point, qui porte sur cinq ans, soit 2 M€ par an pour les deux terminaux. Ces investissements concerneront tant l’infrastructure que le matériel. Des études sont en cours en vue de réaliser un nouveau concept d’entrepôts, qui sera totalement différent de ce que l’on connaît. D’autre part, les services rendus concernent également l’emballage des colis, activité pour laquelle il peut éventuellement être fait appel à des tiers. Une autre division du groupe, « A Projects », assure toutes les opérations inhérentes à la logistique propre aux projets, ce qui implique contrôle et suivi, du producteur au réceptionnaire.
Selon Marcel Dubourg, rencontré sur son stand à l’exposition Breakbulk Europe, la Zuidnatie s’emploie maintenant à prospecter le marché français, avec le support d’un représentant permanent en France, chargé de la commercialisation pour les projets. D’ores et déjà les résultats sont positifs. Les cargaisons sont acheminées vers Anvers par barges et camions.