Le contrat prévoit la liaison avec les deux principales îles de l’archipel des Canaries, Las Palmas et Tenerife, mais la compagnie continuera à assurer les escales dans les ports de Arrecife, Puerto del Rosario et Santa Cruz de La Palma comme c’est le cas actuellement. Avant l’adjudication, le gouvernement régional des Canaries s’était inquiété du fait que ces escales ne figuraient pas dans le cahier des charges et Trasmediterranea avait publié un communiqué qui mentionnait expressément cet engagement.
Cependant, les autorités canariennes ne sont pas totalement satisfaites et veulent aller plus loin. Lors d’un entretien récent avec plusieurs responsables du ministère de l’Équipement, Rosa Davila, directeur général des Transports du gouvernement régional des Canaries, a plaidé pour que le texte de base, le décret royal no 1516/2007, soit modifié afin de mentionner expressément les escales additionnelles dans le cahier des charges du futur appel d’offres. « Nous sommes en contact permanent avec la direction de la marine marchande qui a compris la nécessité de modifier ce texte et de le doter des fonds nécessaires », a déclaré Rosa Davila à notre confrère El Vigia.
Un enjeu fondamental
Pour les Canaries, l’enjeu est fondamental. La perte des connexions maritimes des îles de Lanzarote, Fuerteventura et Santa Cruz de La Palma serait une véritable catastrophe économique et sociale. Le gouvernement régional fait donc preuve d’une détermination sans faille sur ce dossier. Reste la question du coût économique de ces connexions. Rosa Davila a proposé que des fonds européens destinés aux régions ultrapériphériques soient affectés comme élément de subvention afin de rendre attractives ces escales aux compagnies maritimes.