Selon l’agence de presse coréenne Yonhap News, l’Autorité de la concurrence coréenne a reçu, le 7 février, la demande d’autorisation du vessel sharing agreement P3. Elle est donc en train d’évaluer si cet accord risque d’affecter la compétitivité des entreprises coréennes, et en particulier des compagnies maritimes coréennes. L’Autorité indique que les dessertes du P3 représentent jusqu’à 37 % de part de marché.
Le 7 février, les trois membres fondateurs du P3 ont remis à la Federal Maritime Commission les réponses aux questions posées par la FMC le 5 décembre. L’Agence américaine est donc en train d’examiner à nouveau le dossier. Elle a au maximum 45 jours pour valider, s’opposer à l’alliance entre Mærsk, MSC et CMA CGM ou demander un complément d’information. La position de la FMC ne préjugera en rien de celle de la DG Concurrence européenne, de l’Autorité chinoise de la concurrence voire de ses homologues allemande ou polonaise. La grande différence entre la FMC et la DG Move réside dans le fait que la seconde n’est liée à aucun délai pour prendre sa décision. Elle a ouvert le 22 novembre une procédure « formelle » contre plusieurs transporteurs conteneurisés qui ont « régulièrement » annoncé des augmentations de tarifs très similaires, entrant en vigueur à des dates très proches.