Un colloque ayant pour thème « les nouvelles perspectives économiques et sociales du port du Havre » s’est déroulé à l’Institut universitaire de technologie (IUT) du Havre en présence de nombreux universitaires. Nasreddine El Hage, docteur d’État en droit, responsable d’un diplôme « gestion de la formation professionnelle », a rappelé qu’en dépit du dynamisme du port du Havre, le taux de chômage local reste plus élevé que la moyenne nationale (12,9 % au Havre contre 10,6 % en France). « Il s’agit là d’un chômage structurel et non conjoncturel », précise l’universitaire. Une récente étude de l’Insee rappelle que le port et les activités qui y sont liées pèsent encore un poids économique considérable, représentant 8 % de la valeur ajoutée régionale avec 32 000 emplois directs. Mais des défis restent à relever. « L’activité du port du Havre en 2012 n’est pas satisfaisante. Nous n’arrivons toujours pas à avancer à la même vitesse que des ports comme Anvers ou Rotterdam. Il faut donc cibler les problèmes locaux. Cela passe obligatoirement par un réaménagement du territoire, de meilleures liaisons avec l’Ile-de-France, surtout en matière ferroviaire et en privilégiant le fret », analyse Nasreddine El Hage. Les perspectives de développement de l’axe Seine sont prometteuses, selon l’universitaire, surtout dans les domaines démographique, économique et social, à condition d’assurer une cohérence d’actions entre les trois ports que sont Paris, Rouen et Le Havre. Une mission déterminante qui incombe aujourd’hui à Haropa. Laurent Levéque, maître de conférence associé en géographie, considère quant à lui que l’influence du slow steaming, le fait que les navires réduisent leur vitesse pour économiser du carburant, a des répercussions concrètes sur l’organisation logistique terrestre. Une nouvelle donne qui modifie l’organisation des systèmes portuaires.
Ports
L’université analyse le port
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