La banque néerlandaise Radobank étudie les profils à risques des armements fluviaux qu'elle finance.
Son portefeuille de prêts s'élève à 3 Md¤. Or, 60 % de ses clients connaissent des difficultés financières, notamment les armements de vracs. Tous les accords d'amortissements seront analysés en vue de déterminer un profil à risques pour chaque catégorie de navire. Radobank a demandé au cabinet NEA de lui signaler les perspectives de marché de chaque catégorie. Elle finance en effet la plus grande partie de la flotte sous pavillon néerlandais qui devrait croître d'environ 20 % jusqu'à la fin 2010.
La banque a déjà aidé quelques armements en situation critique à vendre leurs navires. Elle va offrir aux autres la possibilité de rééchelonner leurs échéances, à condition qu'ils continuent à rembourser leurs intérêts. Jusqu'à présent, les forclusions ont été évitées.
De leur côté, les armements de vracs envisagent d'adopter les tarifs minima que compte proposer l'organisation Crisisberaad Binnenvaart, qui regroupe toutes les parties concernées en vue de trouver des solutions.