Le terminal fruitier retrouve son hinterland

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Depuis quelques mois, les bananes des Antilles n'arrivent plus d'abord à Dunkerque, mais au terminal fruitier de Saint-Nazaire (TFA). Environ 30 000 t de fruits ont été traitées en 2008. Une augmentation de 107 % par rapport à 2007.

Ainsi, chaque lundi, les bananes de l'UGPBAN *, sont débarquées des porte-conteneurs de CMA-CGM à Montoir de Bretagne, d'où elles sont acheminées par camions vers le TFA, installé bord à quai dans le bassin de Penhoët à Saint-Nazaire. Le mardi, ce sont celles provenant d'Afrique de l'Ouest qui touchent le port ligérien. 90 % du transport se fait par porte-conteneurs et, 10 % par navires frigorifiques conventionnels.

Ce changement de première escale s'explique par la volonté de l'UGPBAN, qui a racheté à Pomona les 8 mûrisseries de Fruidor dont deux sont à Nantes et une à Bordeaux. Les bananes arrivent alors plus fraîches et demandent moins de transport pour alimenter le grand Ouest. « Avec ces deux escales, nous reprenons les clients de notre hinterland perdus quand le terminal fruitier a fermé dans les années 80, pour ouvrir à nouveau en 1993. Et, au-delà du Grand Ouest et de l'Île-de-France, nous avons repris Bordeaux, Carcassonne et l'Espagne », constate Philipe Cadiet, directeur du TFA. Ce choix peut s'expliquer aussi par le fait que Saint-Nazaire -avec Port-Vendres et Dunkerque- est l'un des rares PEC (point d'entrée communautaire) homologué. Le seul sur la façade Atlantique, il est également agréé par les Douanes pour effectuer les pesées des bananes africaines et certifiées bios. « Le TFA se charge du contrôle de la qualité de tous les colis, rechargeant parfois les camions dans la journée, ou stockant, selon les besoins des mûrisseurs, dans les quatre chambres froides de 1250 m2, chacune, plus 5 000 m2 de hall de transit », explique le directeur du TFA.

Réexpédiées par navires et plus par camions

Partisan du développement durable, Philippe Cadiet vient de charger pour la première fois des camions de bananes sur un Roro pour Vigo. Ainsi, au lieu de prendre la route, des remorques de bananes vont être expédiées toutes les semaines, chaque mardi, par navire.

Quelque 30 000 t de fruits ont été traitées en 2008, dont les deux tiers de bananes vertes, soit 50 % des Antilles et 50 % de la Côte d'Ivoire. Ce trafic est en augmentation de 107 % par rapport à 2007. « Notre objectif à terme est de 80 000 t annuelles », espère le directeur. Parmi les autres trafics, il y a les pomelos roses de Floride, des pamplemousses et des pommes de terre d'Israël, les litchis de Madagascar, des oranges d'Afrique du Sud, des pommes et poires d'Argentines et du Brésil.

* Union des groupements de producteurs de bananes réunissant les producteurs de Martinique et de Guadeloupe.

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