Toulon-Civitavecchia à la peine

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À la quatrième année d’exploitation, la première autoroute de la mer française n’est pas prête d’aborder le rivage de la rentabilité. Effectuant un pointage sur les sept premiers mois, Pierre Géhanne, le président de GLD Lines, joint-venture entre l’italien Grimaldi et le français Louis Dreyfus, rompt tout espoir d’équilibre pour les comptes de la ligne Toulon-Civitavecchia. Pourtant, 2008 était dans le business plan annoncé comme la première année positive. L’explosion du prix des soutes et l’effondrement du chargement de fond de cale en ont décidé autrement. Le trafic de transport des véhicules neufs assuré par Gefco a en effet connu un repli de 72 % depuis janvier. Une chute qui n’a pu être compensée par les gains de 10 % sur le transport des ensembles routiers (11 000 unités) et les passagers. Enfin, malgré leurs déclarations sur le cabotage, l’aide des gouvernements et de l’Union européenne reste limitée, sinon compliquée. « Entre les discours et les actes, il y a souvent une grosse différence », regrette Pierre Géhanne avant d’avouer que « les entreprises privées ne sont pas en mesure de prendre en charge de tels investissements. Les navires devraient être considérés comme des infrastructures ou des AMF exploitées dans le cadre de délégation de service public ».

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