Le port de Montréal, au Québec, vient de présenter un ambitieux plan stratégique. Il prévoit CAN $ 2,5 Md (1,6 Md€) d’investissement pour les 12 ans à venir. Passer d’une capacité de 1,6 à 4,5 MEVP, de 18 200 à 41 400 emplois directs et indirects, de CAN $ 1,5 à 3,4 Md (944 M€ à 2,1 Md€) de retombées économiques annuelles… Telles sont, entre autres, les ambitions du port de Montréal pour 2020. Patrice Pelletier, nommé à l’automne à la tête du port de Montréal, a pris quelques mois et fait réaliser plusieurs études avant de présenter le 17 avril devant la communauté économique de la métropole les grandes lignes de son plan de développement. Le plan comprend quatre étapes. D’abord, une optimisation des infrastructures actuelles, car le port atteint presque ses limites, avec 1,4 MEVP manutentionnés en 2007. Des travaux sont déjà en cours et devraient porter dès 2011 la capacité à 2 MEVP après CAN $ 185 millions (117 M€) d’investissements. Ensuite, les terrains existants seront réaménagés pour améliorer l’entreposage du vrac et des conteneurs. Cette phase, qui nécessitera CAN $ 250 millions (157 M€), débuterait d’ici quelques mois pour s’étaler jusqu’en 2013 afin d’atteindre une capacité de 2,5 EVP.
La troisième partie du projet verrait le développement de nouvelles infrastructures, soit sur les terrains de Montréal Est, déjà utilisées par le port, soit sur ceux de Contrecoeur, sur la rive Sud du Saint-Laurent, en face de l’île de Montréal, soit sur les deux. Lancé en 2009 pour des travaux d’un coût de CAN $ 700 millions (441 M€) entre 2014 et 2016, elle permettrait de passer à 3,5 MEVP. Le dirigeant a insisté sur le fait que, quels que soient les choix finaux, le port de Montréal ne quitterait pas la ville. La dernière partie du projet, en injectant CAN $ 600 millions (378 M€) entre 2013 et 2020, donnerait au port une capacité de 4,5 MEVP.
Patrice Pelletier a aussi annoncé une réflexion à propos de la gare de croisière actuelle, sur le quai Alexandra, dont la stature n’est pas jugée à la hauteur de l’attrait de la métropole. Il imagine sur le site un ambitieux complexe touristique et culturel, qui attirerait aussi bien les résidants de Montréal que les touristes. Le projet est évalué à CAN $ 150 millions (94 M€).