La SNCF doit devenir un leader européen

Article réservé aux abonnés

Le 27 février, le président Nicolas Sarkozy faisait parvenir au tout nouveau président de la SNCF, Guillaume Pépy sa « lettre de mission »: «  (…) La SNCF doit, après une période de redressement économique, changer de rythme pour entrer, tout entière, dans l'ère du développement et de la concurrence. Elle doit, plus que jamais, être au service du public, contribuer à la compétitivité du pays et devenir une entreprise publique française leader à l'échelle européenne. Cette transformation s'appuiera sur cinq chantiers phares:

Construire un leader du fret et de la logistique dans la mondialisation des échanges. Vous devez redonner au groupe SNCF une place centrale dans le transport de marchandises, en France, en Europe et dans le monde. Le groupe SNCF devra être, demain, un acteur incontournable et de taille mondiale, qui propose à ses clients « chargeurs » des solutions compétitives pour gérer leur chaîne logistique. En tenant compte des objectifs du Grenelle de l'environnement en matière de développement durable dans les transports, le groupe SNCF devra assurer la pérennité, la viabilité et la croissance du mode ferroviaire, dans un contexte de concurrence nouveau. Vous mettrez en œuvre, avec les filiales du groupe, une offre multimodale compétitive qui intègre les autres modes de transports de marchandises. »

Les autres chantiers concernent, dans cet ordre, le transport de passagers en Île-de-France; la grande vitesse «  à la française »; la modernisation du réseau ferroviaire français qui verra la création d'une autorité de régulation «  indépendante », permettant d'assurer de bonnes relations entre opérateurs et de garantir un système non discriminatoire d'allocation de capacités; et le rôle primordial que doit avoir le groupe SNCF (trains, bus et camions) dans la concrétisation des engagements de l'État en matière de mobilité durable.

«  Je fixe un niveau d'ambition sans précédent pour chacune des activités de la SNCF. Cela rend possible une forte participation et une réelle adhésion des cheminots et des salariés du groupe. Dans le cadre de cette nouvelle dynamique, vous devrez négocier les éléments clefs d'un pacte de modernisation sociale avec les personnels et leurs organisations syndicale. (…) ».

Le 29 février, la CGT-Cheminots déposait un préavis de grève du 11 mars à partir de 20 heures au 13 mars 8 heures, pour exiger, selon le service de presse de la SNCF, de «  véritables négociations » sur l'avenir du fret et la pénibilité dans le cadre de la réforme spéciale de retraite. Le 4 mars, les ferries de SeaFrance, filiale de la SNCF, entrent dans leur 7e jour de grève.

Pré et post acheminement

Port

Boutique
Div qui contient le message d'alerte
Se connecter

Identifiez-vous

Champ obligatoire Mot de passe obligatoire
Mot de passe oublié

Vous êtes abonné, mais vous n'avez pas vos identifiants pour le site ?

Contactez le service client abonnements@info6tm.com - 01.40.05.23.15