Le port de Montréal devrait approcher les 25,6 Mt de trafic en 2007. Comme l’année précédente, les progrès sont essentiellement dus aux conteneurs. Après un record historique de trafic en 2006 à 25 Mt, le port de Montréal annonce une nouvelle croissance en 2007. La progression serait de 2 à 2,5 %, selon les résultats préliminaires présentés le 3 janvier par le nouveau Pdg, Patrice M. Pelletier.
Le volume de marchandises diverses devrait s’établir à 12,6 Mt, dont près de la moitié de fret conteneurisé. Ce denier affiche 9,9 % de hausse en tonnage pour les 11 premiers mois de 2007, 5 % en nombre de boîtes, et devrait finalement terminer au-dessus de 1,3 MEVP. « Il s’agit de l’un des taux de croissance les plus élevés parmi les ports à conteneurs de la côte Est nord-américaine », remarque le responsable. Les vracs liquides, dominés par les produits pétroliers, devraient dépasser 7,5 Mt et les vracs solides 5,3 Mt, tous deux en légère baisse. Ces résultats témoignent de la transformation réalisée en vingt ans. À l’époque, le port manutentionnait essentiellement des grains et des vracs liquides et les conteneurs ne représentaient que 3 Mt.
Du côté des croisières, les résultats n’ont pas été précisés, mais seraient stables par rapport à l’année précédente: 47 escales, 40 000 passagers. Le Pdg refuse de s’en contenter et affirme vouloir renforcer les liens avec ses homologues de Québec et Saguenay pour développer ce qu’il appelle « l’expérience du Saint-Laurent ».
L’année dernière a été marquée par la visite en octobre du Lica-Mærsk, un post-Panamax de grande capacité avec sa largeur de 37,4 m. Il fait partie des navires de nouvelle génération ayant un tirant d’eau moindre, qui offrent au port de Montréal des perspectives de développement. Si aucune nouvelle ligne n’a été mise en œuvre entre l’Europe et Montréal, la compagnie MSC a, par contre, lancé un nouveau service à partir des Caraïbes.
Depuis l’arrivée du dirigeant en novembre, une réflexion stratégique a été entreprise. Le plan, baptisé Vision 2020, sera présenté à l’industrie maritime en avril prochain, a-t-il promis. L’institution portuaire examine notamment les espaces disponibles pour son expansion et les défis que pose chacun des sites potentiels dont il imagine qu’ils seront nécessaires dès 2012. Le port de Montréal est pour l’instant étroitement imbriqué dans la ville.