Il apparaît tout d’abord, qu’en 2006, la productivité des armements est de 20 % supérieure à celle des autres entreprises britanniques. L’étude, réalisée par le consultant Oxford Economics, constate que les armements:
• emploient directement environ 45 000 Britanniques et 53 000 étrangers et, en incluant les emplois indirects, font travailler quelque 239 000 personnes dans le pays;
• contribuent directement au produit intérieur brut à hauteur de 5,2 Md€ (6,79 Md€) et, en incluant les effets indirects, de 11 Md€ (14,36 Md€), soit l’équivalent de 1 %;
• apportent directement au Trésor public une contribution légèrement inférieure à 680 Md€ (882,32 Md€) et, avec les impacts indirects, plus de 3,2 Md€ (4,25 Md€) en tout.
Toutefois, la contribution globale du secteur maritime est encore plus importante avec l’emploi à terre d’anciens navigants expérimentés. Il soutient également l’ensemble des services maritimes de Londres. Il fait partie des infrastructures de transport de la Grande-Bretagne. En cas de nécessité, il fournit des navires et des marins aux forces armées, surtout à la Marine royale.
Lors de la présentation du rapport à l’occasion du dîner annuel de la Chambre de l’armement en février, son président David Dingle, également directeur général de Carnival UK, a rendu hommage à la taxe au tonnage, à l’origine « d’un nouveau climat plus stable en Grande-Bretagne pour le transport maritime ». Cela lui a permis de profiter des croissances de l’économie et du commerce dans le monde au cours de ces dernières années.
Cependant, David Dingle a averti que la confiance en « la stabilité de la Grande-Bretagne comme lieu où se lancer dans les activités maritimes », est aujourd’hui menacée par les propositions d’amendements de la taxe au tonnage et d’autres régimes fiscaux. Il a demandé au gouvernement « d’apprécier correctement la valeur du secteur maritime britannique et de promouvoir les intérêts nationaux en matière maritime, sur place et à Bruxelles ».
La Chambre de l’armement compte 135 membres et associés de tous les domaines maritimes, dont le transport de vracs en haute mer et sur courtes distances, les conteneurs, la croisière, le soutien offshore et les opérateurs spécialisés. Ils exploitent en tout 696 navires de plus de 100 tjb, totalisant 21,9 Mtjb. Fin septembre 2007, 639 navires de plus de 100 tjb étaient immatriculés au registre britannique, correspondant à 12,2 Mtjb et 12,8 Mtpl.