Dans la publication Container Ship Update no 2 de juillet 2004, la société de classification norvégienne Det Norske Veritas (DNV) expliquait que depuis le début 2004, l’industrie maritime était de plus en plus préoccupée par l’apparition de fissures de fatigue sur les bordés de muraille des porte-conteneurs. Phénomène bien connu depuis des années sur les pétroliers, ces fissures avaient pour cause les variations de tirant d’eau d’un navire vide ou plein. Mais les porte-conteneurs ne subissent pas de pareilles contraintes. Pour le DNV, se sont les grands angles de roulis et la plus grande fréquence du roulis qui sont à l’origine des fissures. Supportant mal la fatigue, l’usage mal étudié de l’acier à haute résistance est en partie responsable de la survenance de ce phénomène, souligne le DNV. Ce dernier affirmait donc avoir développé un savoir-faire certain pour limiter au stade de la conception et de la construction la survenance de ce problème. Si les causes de l’apparition de fissures de fatigue sur les pétroliers sont un peu différentes de celles concernant les porte-conteneurs, les solutions curatives sont très similaires et il y a beaucoup à gagner à transférer l’expérience acquise sur les gros pétroliers aux gros porte-conteneurs. De plus, le rôle des officiers dans la détection et la gestion de ce problème est essentiel, soulignait la société de classification.
Dans le Container Ship Update no 3 de septembre 2004, le DNV expliquait que des "sévères fissures avaient été constatées sur un porte-conteneurs panamax allemand âgé de quelques années". Le 30 septembre de la même année, il diffusait un communiqué de presse sur le même sujet, intitulé "A « big problem » has been brought to container ships". Après le BV, le DNV classait le MSC-Napoli depuis sa lourde réparation consécutive à un échouement massif sur le Helen Mar Reef (JMM du 26-1-2007, p. 7).