Carte d’identité obligatoire sur les terminaux

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Début janvier, le département (américain) de la Sécurité intérieure (DHS) a publié son plus récent règlement concernant la carte d’identité obligatoire pour toute personne devant se rendre, seule, sur un terminal portuaire: le Transportation Worker Identification Credential (TWIC).

C’est le 26 mars prochain que les premières demandes d’obtention de la TWIC pourront être déposées, moyennant la somme de US $159. Sa durée de validité sera de cinq ans. Plus de 700 000 personnes sont concernées: dockers; chauffeurs routiers; employés de sociétés de manutention; de sociétés de réparation de conteneurs ou d’engins de manutention; etc.

Le dossier de demande comporte bien sûr les empreintes digitales, une photo d’identité numérique, le résumé du passé professionnel du demandeur, son casier judiciaire, etc. Les personnes ayant été condamnées pour certains actes graves, comme le non-respect des règlements concernant les transports de marchandises dangereuses ou la détention illégale d’explosion, ne devraient pas obtenir leur carte. Celles qui, durant les sept dernières années, ont été condamnées pour détention illégale d’armes à feu ou pour extorsion, chantage, ou incendie, feront l’objet d’une enquête individualisée. Il en sera de même pour tout demandeur ayant dû suivre une cure de désintoxication.

Pour les salariés récemment recrutés, la TWIC pourrait être limitée à certaines zones jugées moins sensibles. Dans l’état actuel de la future législation, il n’est pas prévu de rendre les TWIC obligatoires pour les navigants étrangers. Ils devront donc être escortés.

Électromagnétiques, ces cartes seront lues par des lecteurs installés à l’entrée des terminaux. Certains devront réorganiser leurs espaces afin d’isoler certaines parties plus ou moins sensibles. Le cahier des charges concernant ces lecteurs sera diffusé ultérieurement.

LA GARDE-CÔTE AMÉRICAINE CONTRÔLERA L’ACCÈS PORTUAIRE

Grande nouveauté, c’est la garde-côte américaine qui est chargée de contrôler la bonne application de ces mesures dont le coût total est estimé à US $ 10 milliards repartis sur dix ans. Les US Coast Gards prennent donc pied à terre.

Ayant été déjà largement exprimées, les craintes vis-à-vis de la TWIC peuvent être encore formulées jusqu’au 26 février, uniquement en ce qui concerne les mises en œuvre.

Les deux principaux syndicats de dockers, ILA et ILWU, sont restés très neutres vis-à-vis de cet "encartement". L’explication en serait que le TWIC renforce de facto le monopole de l’emploi docker. Pour le Teamsters, puissant syndicat des camionneurs, une pareille carte serait favorable à l’adhésion des chauffeurs.

Hausse du budget de la sûreté portuaire et des transports

Le gouvernement fédéral a annoncé le 9 janvier une hausse de 12 % du budget de la sûreté portuaire et des transports pour l’année fiscale 2007.

Le ministère de la Sécurité intérieure prévoit en tout 445 M$ (340,3 M€) pour toutes les mesures de sûreté des infrastructures relevant de l’État, des collectivités locales et des initiatives privées. Il consacre notamment 201,2 M$ (153,8 M€) aux ports suivants: New York/New Jersey; La Nouvelle-Orléans; Houston/Galveston (Texas; Los Angeles/Long Beach (Californie); Seattle/Tacoma; Baie de la Delaware; Baie de San Francisco; Port Arthur/Beaumont (Texas). Ce budget a été bien accueilli par l’Association américaine des autorités portuaires (AAPA), qui regroupe 160 ports des États-Unis, du Canada, d’Amérique Centrale et du Sud. Selon elle, les récipiendaires de ces fonds devront participer financièrement aux projets de sûreté: 25 % pour les organismes publics et 50 % pour les entreprises privées comme les terminaux pétroliers et de croisière. Ils devront réaliser leurs projets dans les 36 mois après réception, soit 6 de plus que pour l’exercice fiscal 2006.

D’autre part, la Chambre des représentants, à majorité démocrate, a voté le 9 janvier la loi visant à renforcer la sécurité des États-Unis, ouvrant la voie à la mise en œuvre des recommandations de la commission sur les attentats du 11 septembre 2001. Toutefois, l’administration Bush et d’autres responsables ont critiqué certaines mesures de cette loi, notamment celle sur l’inspection totale dans quelques années des marchandises arrivant par voies maritime et aérienne. Selon eux, il n’existe pas encore de moyens techniques totalement fiables permettant d’éviter des goulets d’étranglement dans les échanges commerciaux dans le monde.

Loïc Salmon

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