C’est le dernier. Le CEC-Pioneer est arrivé au Havre le 22 décembre en provenance d’Abidjan avec, à son bord, une cargaison de déchets toxiques, de la terre et de la boue contenant des hydrocarbures soufrés. Il a été mis en attente au large du port avant d’y entrer le 26 décembre au matin pour y être déchargé. Il s’agit du cinquième et dernier voyage entre la Côte d’Ivoire et la France. Depuis début novembre, le MN-Toucan est venu à deux reprises au Havre – la dernière en date, le 5 décembre – avec, à chaque fois, près de 150 conteneurs chargés de déchets soufrés. Le Sunergon et le CEC-Enterprise ont eux aussi effectué le trajet.
Cette fois-ci, CEC-Pioneer, un navire de 88 m de long, transportait un peu moins de 100 conteneurs. Initialement, la société Trédi, filiale du groupe Séché Environnement, devait rapporter quelque 7 000 t de déchets pour les traiter dans son usine d’incinération de Salaise-sur-Sanne (Isère). Finalement, l’ensemble des cargaisons devrait avoisiner les 10 000 à 12 000 t.
Une fois arrivés au Havre, ces déchets sont stockés sur le site de LBC-Enterprise, dans la zone portuaire. Cette société est l’une des seules en France à disposer d’un agrément pour recevoir ce type de déchets conditionnés en conteneurs. Quelques boîtes doivent commencer à quitter ces jours-ci le site industriel en direction de Salaise-sur-Sanne, par la voie ferrée. Il s’agit de conteneurs citernes. Ces déchets avaient été répandus dans 17 décharges et terrains vagues d’Abidjan en août.