Le 29 septembre, repéré en plein jour au large de la pointe de Penmarc’h par un avion de la Marine, le chimiquier marocain Al-Farabi a été suspecté de pollution volontaire par hydrocarbures. Selon la préfecture maritime de Brest, la trace était longue de 19 km et large de 50 m. Le navire de 179 m de long et 17 000 tpl transportait de la mélasse en provenance de Karachi (Pakistan) et se rendait à Bristol (Grande-Bretagne). Cela faisait exactement 12 mois qu’aucun navire n’avait été repéré en pleine opération de déballastage au large de pointe bretonne.
Suite aux éléments communiqués par la Prémar, le parquet de Brest a ordonné que l’Al-Farabi soit dérouté sur Brest, port qu’il a rejoint le 30 au petit matin, escorté par le patrouilleur de la Marine Cormoran. Conformément à la procédure, les gendarmes maritimes, saisis du dossier, ont auditionné le commandant du chimiquier alors que des agents du centre de sécurité des navires de Brest montaient à bord.
Le parquet a exigé que soit payée une caution de 250 000 € avant que le navire marocain ne soit autorisé à reprendre la mer. Toutes choses faites dès le 2 octobre.
Le commandant de l’Al-Farabi sera convoqué devant le tribunal de grande instance de Brest le 4 avril 2007.