Boulogne Forest Terminal (BFT), contrôlé par les Belges Sea Invest et Nova Natie, poursuit son plan de redressement sous la tutelle du tribunal de commerce dans le cadre de la nouvelle procédure de sauvegarde. Une première période de six mois a été reconduite. Le dirigeant de la société, Enrico Frazetta, espère bien en voir le bout d’ici la fin de l’année. "Nous avons retrouvé l’équilibre", confirme-t-il.
En interne, l’effectif de BFT est ramené à 19 personnes, effectif compatible avec l’activité actuelle. La Fédération maritime, groupement d’employeurs qui n’en comprenaient plus qu’un, a licencié ses dix dockers, et racheté les cartes "G", avec l’aide des collectivités locales. Cela évite la création d’un BCMO. Aujourd’hui, le trafic est constitué de 500 000 t à 600 000 t de produits forestiers et clinkers, auquel s’ajoutent quelques diverses comme les livraisons de pièces d’éoliennes. Ce trafic, irrégulier, est réalisé avec le personnel interne mensualisé, et l’apport de dockers licenciés employés à la vacation (les "CDD d’usage constant" prévus dans la convention collective de la manutention). BFT reste à la recherche de nouveaux trafics. Enrico Frazetta vient de passer une semaine en Russie, pour maintenir le contact avec les importateurs de fruits et légumes de ce pays, bien qu’aucune opération n’ait eu lieu cette année. Pour 2007, BFT compte notamment sur le débarquement des éléments du parc des 35 éoliennes de Fruges (non loin de Boulogne-sur-Mer), soit un trafic de 30 000 t et un peu moins de 30 escales. Le quai de l’Europe, bien qu’en partie consigné, devrait y suffire. Mais BFT, seul opérateur au port de commerce, souhaite ardemment sa remise en état pour permettre l’utilisation complète du quai.