Mobilisation pour le trafic de fret

Article réservé aux abonnés

La volonté du Conseil général du Morbihan de modifier la desserte en fret de Belle-Ile continue de mobiliser des opposants, suffisamment nombreux pour bloquer le trafic de service public quand ils le veulent. Plusieurs navires ont ainsi été bloqués par 200 manifestants le 5 juin par le CRI (Collectif pour le ravitaillement insulaire). À l’approche de l’été, les dissensions se font plus vives. Les élus départementaux considèrent que le nombre de camions livrant l’île en fret est trop important en été, ce qui limite le nombre de places sur les transbordeurs au détriment des voitures des îliens et des touristes. De plus en été, la Morbihannaise, qui gère le service public, met en place une rotation supplémentaire uniquement affectée aux marchandises. Les élus soulignent qu’une telle rotation menée sur 45 jours en été revient à 165 000 €.

Le Conseil général voulait soustraire du service public un certain nombre de marchandises qui seraient passées par le caboteur de l’armement privé TMC. Les opposants dénoncent alors une "privatisation" du transport de fret. Compte tenu de cette fronde et de la réaction des élus de Belle-Ile ainsi que d’une manifestation "préventive" de l’île de Groix, le Département a reporté à septembre la discussion. En attendant, il a décidé un compromis: statu quo, sauf 100 palettes hebdomadaires d’un supermarché qui passeraient pour le caboteur. La question posée dans le Morbihan est celle du coût du service public.

Juridiquement parlant, le service public a des obligations sur les seuls produits périssables. Sur le reste, il ne doit s’engager que quand les solutions privées sont défaillantes. Sur le plan politique, c’est autre chose.

Ports

Port

Boutique
Div qui contient le message d'alerte
Se connecter

Identifiez-vous

Champ obligatoire Mot de passe obligatoire
Mot de passe oublié

Vous êtes abonné, mais vous n'avez pas vos identifiants pour le site ?

Contactez le service client abonnements@info6tm.com - 01.40.05.23.15