Marseille-Fos a traité 38 millions de tonnes au premier semestre 2022

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Avec 38 millions de tonnes traités au 30 juin 2022, le port de Marseille-Fos présente un niveau identique au volume du premier semestre 2021. Cette stabilité globale occulte des variations selon les catégories de marchandises, dit le port. Le report modal ferroviaire se porte bien tandis que le fluvial est toujours à la peine.
Au premier semestre 2022, le port de Marseille-Fos a traité 38 millions de tonnes, soit un niveau identique au volume du premier semestre 2021. Une stabilité globale qu'Hervé Martel, président du directoire s’exprimant lors d’une conférence de presse le 11 juillet 2022, attribue à la croissance des conteneurs et des remorques mais aussi à une très forte reprise du trafic des passagers. Cette stabilité globale occulte des variations selon les catégories de marchandises, indique le port. Les marchandises diverses, avec plus de 11 millions de tonnes « bondissent » de +5 % soit +1 million de tonnes au premier semestre 2022 par rapport à la même période de 2021. « Le trafic conteneur est particulièrement dynamique avec près de 800 000 EVP traités soit une augmentation de +5 % par rapport à 2021 et de +7 % comparé à 2019, un nouveau record battu ». Marseille Fos « profite de la congestion de ports méditerranéens voisins, en raison d’une plus grande fluidité sur ses terminaux ». La filière des remorques apparaît aussi sur une tendance positive (+4 % par rapport à 2021 et +14 % par rapport à 2019). La plus forte croissance s’observe sur le trafic de véhicules neufs avec +34 % comparativement à 2021. Pour les vracs liquides, le port relève une stabilité de l'activité au cours du semestre, à 21 millions de tonnes, soit un volume identique aux six premiers mois de 2021. Cette catégorie « est tirée vers le bas par le recul de 18 % du trafic de pétrole raffiné » en raison de « plusieurs facteurs : prix de l’énergie, guerre en Ukraine ». A l’inverse, le GNL (+24 %) profite des besoins de substitutions aux approvisionnements de gaz russe et la suite de l’année est attendue à l’avenant. Les vracs solides apparaissent en repli de -8 % avec 6 millions de tonnes. Hervé Martel a évoqué, sans donner beaucoup de détails, la baisse du volume charbon et les conséquences de la restructuration d'Alteo, l'usine d'alumine de Gardanne (Bouches-du-Rhône). Le secteur sidérurgique a perdu dans les bassins du port de Marseille-Fos 11 % de son volume au cours des six premiers mois de l'année en cours. Concernant l’activité passagers, la reprise est « fulgurante », dit le port. Hervé Martel s’est dit convaincu que le premier semestre était une période de redémarrage favorisée par la réouverture des frontières algériennes après deux années de clôture et la fin des restrictions des voyages vers la Corse. Fin juin 2022, le nombre de passagers sur les lignes régulières augmente de 109 % par rapport à 2021 et +21 % par rapport à 2019 : 480 000 voyageurs ont été accueillis. Avec 272 000 passagers, le trafic avec la Corse affiche +35 % par rapport à 2021 et +11 % comparativement à 2019. La hausse la plus conséquente est celle observée sur les lignes régulières internationales de/vers le Maghreb : 208 000 voyageurs accueillis, soit +38 % par rapport à 2019. Dans la croisière, avec la levée des jauges et des restrictions depuis mars 2022, l'activité a atteint fin juin 410 000 passagers, moitié moins qu’en 2019. Pour la saison estivale, près de 120 escales de croisière sont attendues à Marseille

Moins de 5 % de part modale pour les barges

En matière de report modal, Hervé Martel a indiqué que le ferroviaire s'est montré plus dynamique que le fluvial. Il estime que si le ferroviaire a gagné davantage de parts de marché vis-à-vis de la route que la voie d'eau, c'est à la dynamique du rail que ce phénomène le doit. Il a mentionné l'enrichissement des liaisons ferroviaires pour les conteneurs reliant Marseille à l'hinterland avec celle de CMA CGM sur Duisbourg depuis janvier 2022, le service de Naviland Cargo de Fos vers Toulouse et celui de Ferovergne vers Châlon-sur-Saône. Selon Hervé Martel, « le trafic fluvial de vracs, de conventionnels et de colis lourds est particulièrement dynamique, excepté pour le conteneur en repli de 10 % ». Concernant la fin des surcoûts de manutention décidée par CMA CGM depuis 1 avril 2022, Hervé Martel estime : « Il est trop tôt pour en voir les effets », ajoutant : « Il ne s’agit pas d’un problème de temps d’attente des barges sur Fos car on s’est organisé pour disposer d’indicateurs à ce sujet. Et il y a zéro attente. Est-ce lié à un problème de régularité, les fenêtres de rendez-vous étant décalés entre les navires et les barges en raison des perturbations ? ». Le report modal à Marseille se concrétise « par un peu moins de 5 % pour les barges, un peu plus de 15 % pour les trains et un peu moins de 80 % pour les camions. ».

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