« A l’issue de cinq réunions plénières et de trois ateliers de travail, rassemblant associations et élus, Lafarge Holcim a décidé de considérablement transformer son projet initial », souligne Haropa-Ports de Paris.
Les évolutions entraînent une diminution d’un tiers de la capacité de la future centrale (80 km3 contre 120 km3), la suppression d’un des deux malaxeurs, une réduction du nombre des trémies (7 à 5) et des silos de (9 à 7). Visuellement, le site sera ainsi moins imposant, en plus, il va être végétalisé et les principaux bâtiments bardés de bois.
« La réduction de la production de ce site nécessitera une adaptation qui pourra concerner l'ensemble des nos unités de production parisiennes, pour assurer la bonne prise en compte des besoins de nos clients », indique Lafarge.
Quais restitués au public
Les autres changements concernent la flotte de camions-toupie qui va passer de 15/16 à 12 avec un fonctionnement au 100 % GNL mi-2022 mais aussi l’espace prévu pour les véhicules des salariés Lafarge qui va être rendu pour permettre un agrandissement de la placette piétonne.
Les piétons, habitants et riverains et leur accès au bord de la Seine sont largement pris en compte avec des quais restitués au public le soir, les week-ends et en journée en dehors des heures de transbordement. « Ils seront accessibles en totalité, c'est-à-dire sur toute la longueur du bord de Seine, et sur un espace plus important (en profondeur) », précise Lafarge.
Le permis de construire modificatif va être déposé dans le courant du mois de juin 2021, et les travaux devraient redémarrer fin 2021-début 2022, pour une période estimée de 18 mois. L’investissement représente 10 millions d'euros environ pour l’industriel.
Pour Haropa-Ports de Paris : « L’intégration des activités industrielles de nos ports est une condition de leur acceptabilité par le public. Nous sommes satisfaits des nouveaux engagements pris par Lafarge dans le cadre de la concertation, pour mieux insérer la future centrale à béton du port de Javel dans son environnement urbain. Il faut d’ailleurs rappeler l’importance de ce projet pour l’économie et le développement du territoire : les centrales à béton répondent aux besoins de la construction de la métropole. Et grâce aux atouts du transport fluvial, leur emplacement en bord de voie d’eau permet d’éviter chaque année la circulation d’environ 150 000 camions dans Paris et 750 000 pour l’ensemble de l’Ile-de-France ».