Pour le test, le Zulu 4 se voit équipé de plaques métalliques montées sur son pont. Les systèmes d’aimants, développés par la société néerlandaise Mampaey, sont installés sur le quai. Le but est de vérifier le bon fonctionnement du système, son comportement lors du passage d’autres bateaux, la force requise des aimants.
Accélérer les opérations
« Un tel système permet de faciliter et d’accélérer l’accostage et l’arrimage en évitant de devoir manier des cordages à bord du bateau et sur le quai, explique Antoon Van Coillie de Blue Line Logistics. Faire une place à la navigation autonome sur les voies navigables implique aussi de développer des systèmes d’accostage et d’arrimage qui ne nécessitent pas une intervention humaine. Mais cette méthode peut tout aussi bien servir dans la navigation non automatisée ».
L’essai s’inscrit dans deux projets européens, le premier « Autoship », qui veut ouvrir la voie à la navigation autonome, et le deuxième « Hull2Hull » (H2H), qui a pour objectif spécifique « de développer un concept pour le positionnement bateau-bateau et bateau-quai ».
L’Intelligent Dock Locking System (iDL) mis au point par Mampaey équipe déjà notamment les deux unités du service de bac qui permet de franchir la Tamise en aval de Londres (voir la vidéo). Il a déjà trouvé une application dans la navigation intérieure sur des avitailleurs qui approvisionnent des navires hauturiers en carburant.