Dennie Lockefeer était le directeur ports et logistique intermodale du groupe Van Moer Logistics. Il est décédé il y a un an, en janvier 2019, des suites d’un grave accident de voiture. Il n’avait que 42 ans.
Sa disparition avait soulevé une grande émotion, non seulement au sein de sa propre entreprise mais aussi dans la communauté portuaire et intermodale anversoise. Dennie Lockefeer était une figure connue comme un ardent défenseur du transport par la voie d’eau et un acteur très engagé de la coopération entre toutes les parties concernées pour stimuler le transfert modal. A ce titre, il avait aussi noué des liens avec le monde académique.

Issu d’une famille de bateliers
Il était lui-même issu d’une famille de bateliers et originaire du village de Doel, sur la rive gauche de l’Escaut à Anvers. Après des études à l’Ecole supérieure de navigation, où il avait obtenu son brevet de capitaine au long cours, il avait d’abord navigué avant d’opter pour une carrière à terre. De DP World, il était passé en 2013 chez Van Moer Logistics.
Des études, bourses et prix
La communauté portuaire anversoise s’est largement mobilisée pour financer la nouvelle chaire académique. Une trentaine d’entreprises, représentant une vingtaine de secteurs, a déjà réuni 113 000 euros pour permettre des études doctorales sur le transport fluvial, des conférences et l’attribution de bourses et de prix pour récompenser les meilleurs mémoires sur la navigation intérieure.
Des particuliers ont augmenté ce montant de plus de 5 000 euros de dons individuels. La nouvelle chaire a été officiellement installée le 20 janvier 2020. Karin De Schepper, directrice d’Inland Navigation Europe (INE), y a prononcé le discours inaugural.
La création de la chaire n’est pas le seul hommage postume rendu à Dennie Lockefeer. Le groupe Van Moer a rebaptisé le terminal d’Antwerp East à Grobbendonk, sur le canal Albert, pour lui donner le nom de son ancien responsable : Dennie Lockefeer Container Terminal (DLCT). Il donnera prochainement le nom de Denford à sa nouvelle unité fluviale. Là encore, les trois premières lettres renvoient au prénom du disparu.