Si le petit port de Tréguier a totalisé 83 000 t de marchandises en 2009, les chiffres 2010 ne sont pas pour l’heure disponibles. Mais les nouvelles ne sont pas bonnes. « Tréguier a beaucoup souffert ces dernières années, admet Alain Le Roux, directeur des équipements gérés par la CCI des Côtes d’Armor. Le port a eu du mal à se remettre de la baisse des activités des ammonitrates. » De nouveaux trafics ont certes été trouvés, mais ils n’ont pas suffi à compenser les pertes subies. Et aujourd’hui on assiste plus à un transfert du Tréguier vers Le Légué que l’inverse. Dernier avatar en date, Tréguier a subi des soucis de réglementation pour ses trafics, pourtant en hausse, de ferrailles. Une association a en effet exploité une faille dans la déclaration faite par la préfecture de Saint-Brieuc pour faire cesser ce trafic. « On espère quand même le rapatrier à Tréguier sans tarder », indique-t-on à la CCI en émettant le vœu que les difficultés rencontrées par le port soient « ponctuelles et non pas structurelles ». Le port de Tréguier offre pourtant de meilleures capacités nautiques que Le Légué. « Il y a 3 m à 4 m de hauteur d’eau d’écart, soit le tirant d’eau des navires qui accostent au Légué », précise Alain Le Roux. Le problème vient d’ailleurs. « On se rend compte qu’un port de commerce a une taille critique. Et cette taille moyenne étant en constante augmentation, il y a de moins en moins de petits ports. C’est le sens de l’histoire. »
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Le port a beaucoup souffert
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