Le baptême du Ciudad-de-Cadiz s’est déroulé dans l’intimité aux chantiers singapouriens Singapore Technologies Marine. C’est Anaïs Louis-Dreyfus, épouse du vice-président de Louis-Dreyfus Armateurs, Edouard Louis-Dreyfus, qui en est la marraine. « Les chantiers procèdent actuellement aux derniers préparatifs. Ensuite, il effectuera ses essais en mer localement avant de rejoindre le continent », nous a indiqué un responsable de l’armement. D’une longueur de 126,5 m pour une largeur de 20,60 m, il dispose d’un tirant d’eau de 5,5 m. Poussé par deux moteurs de 4 000 kW chacun, il offre 500 m linéaires pour transporter des camions ou 3 120 m linéaires pour des voitures.
Des caractéristiques qui ont de l’importance dans la situation actuelle. En effet, lorsque les armements Louis-Dreyfus Armateurs et Leif Hoegh ont remporté le contrat de la logistique maritime des colis lourds pour l’Airbus A380, ils ont commandé trois navires spécialement adaptés à ces transports. Le premier, le Ville-de-Bordeaux, a débuté ses opérations dans le courant de 2004, après avoir été construit par les chantiers chinois Jinling Shipyard. Puis, en juin, le baptême du City-of-Hamburg s’est déroulé aux mêmes chantiers de Singapour. Deux navires pour opérer sur la livraison des pièces volumineuses de l’A380 dont les commandes pâtissent de la crise.
Pour amortir au mieux les coûts de la commande de ces navires, les armateurs ont demandé à utiliser ces navires pour des opérations « spots » de transport de voitures neuves. Une idée qui a fait son chemin, et le Ville-de-Bordeaux s’est essayé sur ce trafic. Aujourd’hui, après le ralentissement des commandes d’avions par les compagnies aériennes, c’est au tour du trafic automobile de se dégrader. Autant de paramètres qui incitent les armements à attendre l’été pour voir le Ciudad-de-Cadiz entrer en flotte.