Le 27 novembre, l’armement de Zim a publié un rapport sur les effets de la crise. Dès lors, la presse s’est fait l’écho des premières difficultés économiques de l’armement. Afin d’éteindre le feu, la holding propriétaire de l’armement, Israël Corporation, a fait le point sur la situation au 5 février. Zim rencontre, comme les autres armements, des difficultés économiques liées à la baisse de la demande et à l’augmentation du nombre de navires. « Ces éléments continuent d’affecter le secteur et d’influencer de manière négative l’armement et toutes ses activités, notamment sur ses résultats et ses capacités à lever de nouveaux capitaux », indique Israël Corporation.
Pour faire front à ces difficultés, Zim revoit sa stratégie. Parmi les mesures, l’armement de Tel Aviv a entamé des négociations avec les chantiers navals dans lesquels Zim dispose de commandes. Ces discussions portent sur l’annulation des commandes faites par l’armement ou le report de la date de livraison des navires. Depuis la fin de l’année dernière, l’armement de Tel Aviv mène avec les banques des discussions pour retarder les échéances de paiement sur les navires commandés. Ces négociations doivent se tenir pendant les mois de février et de mars. Le montant du financement des navires en construction est évalué à 1,3 Md$. Ensuite, Zim a entrepris de rendre les navires affrétés aux propriétaires, « selon nos besoins », précise le texte de l’armement. Après, les services seront réorganisés sur certaines lignes et des navires mis à l’ancre en raison de leur inutilisation. Le 5 février, Zim avoue avoir arrêté 16 navires, soit 20,5 % de la capacité des navires de l’armement, et annonce la possibilité de voir cette donnée progresser dans les prochains mois. Des données que le groupe refuse de préciser plus en avant.
Pour atteindre les objectifs de l’année, Zim a mis sur pied un plan de restructuration de ses services. L’armement prévoit de se retirer de certains investissements, une réduction du nombre de salariés, la réduction des coûts sur les soutes et dans les activités des terminaux.
Dans ce contexte de crise, Israël Corporation rappelle avoir débloqué, sur l’année 2009, une enveloppe de 150 M$ maximum, selon les nécessités du moment.
Le retrait du port d’Ennore
Le 2 février, la holding de Zim Ports Logistics, Israël Corporation, a annoncé son retrait du consortium postulant pour la gestion et l’exploitation du futur terminal du port indien d’Ennore. Le projet de construction de ce nouveau terminal a été estimé aux environs de 300 M$. L’armement israélien fait partie d’un groupement dans lequel figure NYK Line, Evergreen et Huyndai Merchant Marine. Zim dispose de 22 % des parts de ce consortium. Dans les critères d’attribution du gouvernement indien, le point majeur porte sur l’expérience des membres du consortium dans l’exploitation de terminaux. Les autres partenaires de ce groupement ayant des expériences sur plusieurs terminaux dans différents continents, le départ de Zim n’affecte en rien le dossier déposé pour le port d’Ennore. Dans ces conditions, Israël Corporation a annoncé qu’il ne payerait aucune indemnité pour sa défection de ce groupement. Outre le groupement dont Zim fait partie, deux autres consortia concourent à ce projet. Le premier est dirigé par PSA (Port of Singapore Authority) et ABG Infralogistics Ltd, sous le nom d’India Consortium. Le second groupe comprend Sical Infra Assets Ltd et Macquaries Capital Ltd. Ces deux sociétés ont aussi entamé une procédure devant la cour de justice indienne pour leur retrait de la procédure.