Airbus n’a pas l’intention de laisser filer le marché des drones pour la livraison de petit colis. Le 8 février, un drone baptisé Skyways a réalisé un premier vol autonome sur le site de l’Université nationale de Singapour : l’engin s’est posé sur le toit d’un bâtiment, avant d’être chargé par un bras robotisé et de repartir vers son point de livraison, un casier dont l’accès est accessible par un code d’accès. Le choix de Singapour n’est pas anodin.
En partenariat de la poste de Singapour
En février 2016, Airbus Helicopters, la branche qui chapeaute les opérations drones, a conclu un partenariat avec l’Autorité de l’aviation civile de Singapour (CAAS) pour développer un système autonome de livraisons en milieu urbain.
La poste de Singapour s’est depuis associée au projet en tant que partenaire logistique. Airbus se concentre pour sa part sur les drones eux-mêmes, ainsi que le système d’exploitation des vols et des plateformes d’envol, avec une gestion sécurisées des colis de bout en bout.
Boeing et Airbus, deux stratégies différentes
Les drones de Skyways sont avant tout destinés à être utilisé dans le milieu densément peuplé de la cité-État. "Ce projet contribuera à élaborer des règles novatrices pour soutenir le développement de l'industrie des avions sans pilote à Singapour", souligne Kevin Shum, le directeur général du CAAS.
Les tests vont continuer à s’effectuer au sein du campus de l’Université, où se trouve le centre de R&D du projet, avec des livraisons de colis de 2 à 4 kg. Airbus développe en parallèle des drones autonomes de tailles plus imposantes comme les taxis – drone Vahana et CityAirbus.
Son concurrent Boeing travaille de son côté sur un prototype de drone destiné à convoyer du fret plus lourd, jusqu’à 230 kg. L’avionneur le destine à des missions professionnelles en dehors des milieux urbains, comme le ravitaillement de plates-formes pétrolières offshore.