Durant les dix dernières années affirme cet institut, le volume de trafic augmente ponctuellement. Et avec la mise en place de politique de sauvegarde de l’environnement, la tendance à la hausse du transport maritime est renforcée. L’an dernier, les ports italiens ont enregistré un volume de trafic de 484 Mt. Soit le volume le plus élevé depuis 2008 avec un trafic estimé à l’époque à 509 Mt. Au chapitre du RO-RO, l’Italie affiche un volume de 94 Mt, un record souligne l’Istat sur la base des douze dernières années.
Pour certains ports, la hausse est encore plus nette comme pour celui de Livourne-Piombino qui enregistre un taux de croissance de 55 % et de 32 % pour Gênes-Savone. Si la tendance est plus « modeste » pour Naples-Salerne en revanche, elle est carrément explosive pour Trieste qui affiche un taux de croissance de 58 %. En ce qui concerne le trafic de conteneurs, le nombre de navires d’une capacité de plus 7 000 EVP faisant escale à Gioia Tauro et La Spezia a augmenté de 86,4 % depuis 2012 et de 99,4 % à Gênes. Avec l’ouverture de la nouvelle Route de la Soie, l’Italie entrevoit la possibilité d’améliorer son volume de trafic, les ports de la péninsule constituant un point stratégique d’embarquement et de débarquement pour les navires qui parcourent cette route. « Le fait que la Chine soit l’un de nos principaux partenaires en termes d’import/export avec un volume d’échanges équivalent à plus de 27 Mds€ en 2016, démontre que l’Italie peut jouer un role important », affirme le rapport de l’Istat.
Un potentiel s’ouvre avec la route de la soie
Les nouvelles politiques d’investissement et d’exploitation introduites avec la réforme portuaire devraient permettre au système italien d’améliorer ultérieurement ses résultats sur le moyen-terme. À condition que le prochain gouvernement qui sera élu au lendemain des législatives en mars prochain, comprenne l’importance de l’économie portuaire dans l’économie italienne soulignent en coulissent la plupart des opérateurs.
Anvers va reprendre temporairement la gestion du port de Cotonou
Le gouvernement du Bénin a décidé de développer le port de Cotonou, limité pour l’instant à un trafic annuel de l’ordre de 12 Mt. Tant l’organisation que les infrastructures ne correspondent plus à l’évolution. C’est la raison pour laquelle les autorités ont confié au port d’Anvers une mission qui consiste à reprendre temporairement la gestion du port. L’action anversoise se manifestera via les filiales PAI (Port of Antwerp International) axée sur la consultance et les investissements, entité déjà active au Benin en 2017, et l’APEC, spécialisée dans la formation. Selon les autorités béninoises une nouvelle autorité portuaire performante doit permettre de mieux concurrencer les ports voisins. La mission consiste également à rénover les infrastructures portuaires trop vieilles ainsi qu’à assurer l’expansion. PAI est actuellement à la recherche de huit experts parmi lesquels un directeur financier et un CEO, qui opèreront sur place, et assureront leur mandat jusqu’à ce que le personnel local bien formé prenne la relève.
Dans l’optique anversoise, Cotonou occupe une position stratégique, car intervenant en tant qu’importante porte d’accès à une sous-région, plus particulièrement le Burkina Faso, le Niger et le Mali. Le port scaldien est également soucieux de maintenir d’étroites relations avec l’Afrique de l’Ouest d’autant plus que par rapport aux ports du nord-ouest de l’Europe, sa part de marché est de près de 50 %.