Roscoff: Une année difficile pour l’ouest

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Les chiffres de l’activité transmanche de la compagnie Brittany Ferries, à l’issue de l’année 2017, ne sont pas officiellement publiés. Ils ne le seront, ainsi que le veut la tradition de l’armement roscovite, que lors de l’assemblée générale des actionnaires qui se tiendra dans le courant du mois de mars.

Pour autant, les grandes tendances de l’exercice écoulé font apparaître un tassement du nombre de passagers transportés à partir du port de Roscoff, berceau de la compagnie, la baisse globale étant d’environ 5 % sur l’ensemble du transmanche.

On peut attribuer cette baisse à divers facteurs. Une baisse du pouvoir d’achat des britanniques due en particulier à un fléchissement important du cours de la livre sterling, mais également au Brexit qui nourrit certaines incertitudes, également chez la clientèle française. Les attentats commis à Londres durant le printemps 2017 ont également eu un impact sur le trafic, de même que semble-t-il, une baisse d’attractivité touristique du grand ouest français. Un problème auquel Jean-Marc Roué, le patron de la compagnie voudrait remédier par une campagne de promotion.

La baisse de la livre sterling aura bien entendu un impact non négligeable sur les résultats financiers de la compagnie.

Pour autant, ainsi que le souligne Christophe Mathieu, président du directoire « les réservations pour 2017 se situent à peu près au niveau habituel ». Quant aux conséquences éventuelles du Brexit « il pourrait avoir une influence négative si les passagers étaient soumis à une obligation de visa ».

Le président du directoire se dit par ailleurs sceptique sur un retour en force du « Duty Free » dans un contexte de lutte anti-tabagisme généralisée.

L’Irlande, une frontière préoccupante

Les destinations sont par contre différentes, le Pont-Aven de la Brittany fait escale à Cork à la pointe sud-est une fois par semaine de mars à début novembre, le Bretagne assurant également quelques traversées. De son côté, Irish Ferries dessert, avec l’Oscar-Wilde, le port de Rosslare, plus au nord sur la côte est également. Avec une durée de traversée d’environ 15 h 30 pour la compagnie irlandaise, la compagnie bretonne effectuant le trajet quant à elle, en 14 heures.

À l’issue de l’année 2017, la Brittany affiche sur l’Irlande une belle progression de 3,7 %. Une progression que Christophe Mathieu, président du directoire relativise cependant: « En 2016 le Pont Aven avait subi une avarie et était resté immobilisé trois semaines, avec des conséquences évidentes sur le résultat ».

Du côté de l’Irish Ferries qui assure ses liaisons de mai à mi septembre, avec un maximum de neuf aller-retours mensuels de juin à août, la fréquentation est en baisse de 2.800 passagers, passant de 68.378 en 2016 à 65.513 en 2017, et une perte de 1.000 véhicules, à 21.067.

Il est difficile pour l’instant de mesurer les conséquences possibles du Brexit sur ces lignes, les modalités d’une nouvelle frontière entre les deux Irlande n’étant pas pour le moment finalisées.

Le Transmanche gagne sur le fret

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