Caen-Ouistreham: un bilan contrasté pour 2017

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Philippe Deiss, le directeur général de PNA (Ports Normands Associés) le reconnait, l’année 2017 a été une année contrastée pour le trafic transmanche entre les ports de Caen-Ouistreham et Portsmouth. « Côté passagers, cela aurait pu être meilleur. Nous sommes à 918 987 passagers contre 977 713 en 2016. C’est donc une petite année. Il y a des explications pour cela. Tout d’abord, le contexte des attentats a eu un impact négatif sur la fréquentation. Idem pour la pression migratoire. Ce sont des choses qui ont fait peur à la clientèle. La baisse de la Livre a également eu pour conséquence que la France devient une destination moins attractive… », analyse le responsable. Les bonnes nouvelles sont à trouver du côté du fret qui est en progression de 3,5 %. « En 2017, nous avons enregistré 104 404 poids lourds contre 101 930 en 2016. Dans le contexte du Brexit, c’est plutôt positif. Nous n’avons pas été affectés… » Philippe Deiss modère cependant son enthousiasme en expliquant qu’il existe encore beaucoup d’incertitudes quant aux conséquences du Brexit dans un proche avenir. S’il se dit malgré tout confiant sur ce qui semble se dessiner entre la Grande Bretagne et les pays européens, il n’occulte pas un scénario plus alarmiste. « Le pire, c’est qu’il n’y ait aucun accord. Ce la supposerait un contrôle complet des marchandises à l’import avec des espaces logistiques qui auraient pour fonction de stocker les poids lourds sans compter la mise en place de circuits spécifiques sur le phytosanitaire. Les temps d’attente pourraient considérablement s’allonger. Or aujourd’hui, un chargement ou un déchargement de ferries ne prend que quarante cinq minutes… » En 2019, l’année sera marquée sur le port de Caen-Ouistreham par l’arrivée du nouveau ferry fonctionnant au GNL de Brittany Ferries, le Honfleur. Ce navire aura pour vocation de remplacer le Normandie. « Nous devons être en mesure de l’accueillir. Le cercle d’évitage devrait être élargi et nous allons peut être allonger le front d’accostage. Ces travaux d’un coût d’un million d’euros doivent être validés cette année. L’approvisionnement en GNL, lui, se fera par remorques ce qui logistiquement parlant est quelque chose de léger du point de vue infrastructures… » conclu Philippe Deiss.

Le Transmanche gagne sur le fret

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