Cette performance s’explique d’abord par la bonne tenue des vracs liquides, le principal trafic du port, qui affiche une hausse de 5 % (9 Mt) en dépit de l’arrêt technique entre janvier et mars de la raffinerie de Petronor à Muskiz. Les progressions du gaz naturel à destination de l’usine de regazéification de BBG (+ 46 %, 0,8 Mt), du gazole (+ 79 %, 1,4 Mt) et du fioul (+ 11 %, 0,6 Mt), compensent les reculs du brut (- 6 %, 4,5 Mt) et de l’essence (- 29 %, 0,5 Mt). L’activité des vracs secs est demeurée stable à 2 Mt. L’autre bonne nouvelle concerne les marchandises diverses avec une progression de 5 % (4,7 Mt), explicable surtout par le conventionnel (+ 16 %, 1,7 Mt). Le trafic de produits sidérurgiques est désormais de nouveau orienté à la hausse (+ 16 %), les entreprises locales du secteur (ArcelorMittal, Tubacex, Tubos Reunidos) ayant enregistré un regain d’activité.
Position stratégique
Par ailleurs, Bilbao confirme sa position stratégique dans les colis lourds (2 699 pièces, + 9 %), grâce notamment aux expéditions de l’industrie éolienne. Pour ce qui est des conteneurs, le port basque a subi l’impact de la grève des ouvriers de la manutention qui a provoqué l’annulation de 42 escales pendant le premier semestre et un report vers la route. Le trafic conteneurisé a baissé de 0,6 % en tonnage (3 Mt) et de 2 % en boîtes (0,3 MEVP).