Entre deux

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Le 23 avril, les électeurs français ont fait un choix original en alignant au second tour de l’élection présidentielle deux personnalités radicalement différentes. L’une, souverainiste, l’autre libéral. À regarder leurs programmes, tout semble les opposer. L’heure est au défilé des personnalités politiques perdantes dans les QG des deux sélectionnés pour tenter de trouver une place. Plus qu’un entre-deux tours, nous sommes au début du gué. Après la présidentielle viendront les législatives qui détermineront la couleur politique du gouvernement. Plutôt que de tirer des plans sur la comète, le moment est venu de faire le bilan du quinquennat passé. Il faut mettre à la décharge des gouvernements de la présidence de François Hollande le fait que le contexte économique a été peu favorable. Cela n’excuse pas pour autant le peu d’actions menées en faveur des opérateurs des clusters portuaires et maritimes. Nous devons rendre à César ce qui appartient à César, et donc mettre à son crédit la loi sur l’Économie bleue, la volonté de réformer la domanialité publique, un plan d’action portuaire visant à industrialiser les ports. Il faut aussi reconnaître au président de la République sortant d’avoir été présent à quelques grands événements maritimes. Tout cela ne doit pas cacher l’absence d’une véritable politique maritime et portuaire en France. Voilà trois décennies que les ports français se battent seuls sans l’appui des gouvernements successifs, et cela en dehors de toute considération de couleur politique. Face à eux se retrouvent des ports soutenus par leurs gouvernements ou leurs régions avec des moyens financiers. Alors, à la lecture des derniers chiffres portuaires français, il faut savoir féliciter les responsables économiques portuaires d’avoir su gagner des parts de marché avec une volonté de relancer une filière à forte valeur humaine. L’entre-deux tours est l’occasion pour les deux candidats à l’Élysée de se perdre dans des promesses. Nous sommes dans une période cruciale pour faire de nos ports des moteurs économiques. Ni le plan Marshall de la Fédération des communautés portuaires de l’axe Seine, ni le plan de relance de la CGT-FNPD n’ont été intégrés dans un programme politique. Que faire le 7 mai sinon attendre le 9 pour continuer les actions menées depuis tant d’années sans rien attendre de l’un ou de l’autre?

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