Trafic en baisse

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Malgré les fluctuations du trafic dues à l’instabilité politique et au manque de développement des infrastructures dans certains pays, l’Afrique de l’Ouest fait partie des « bons plans » pour le port de Gênes et ses opérateurs. L’an dernier, le volume de trafic a frôlé la barre des 542 387 t en ce qui concerne les exportations contre 580 690 t en 2015. Au chapitre des importations, le volume de trafic est de 365 374 t contre 796 677 t en 2015. Une telle baisse ne peut pas passer inaperçue et suscite de nombreuses questions. « Il serait intéressant de voir si cette partie de l’Afrique a renforcé ses échanges avec ses partenaires historiques ou si cette baisse est le symptôme d’un manque de développement industriel et d’un laisser-aller économique dans les investissements sur le long terme », analyse Silvio Ferrando, haut dirigeant du port de Gênes. Alors que certains pays comme le Nigeria, qui compte plus de 170 millions d’habitants, représentaient encore l’an dernier un excellent marché potentiel, en 2016 les choses ont commencé à basculer. « Cette partie du globe manque de dynamisme, il y a un petit 10 % de la classe sociale qui a les moyens d’acheter des produits de luxe. Ceux-là, nous continuons à les exporter, mais, en règle générale, les choses ne fonctionnent plus comme avant. La typologie des échanges a changé », ajoute Silvio Ferrando. « L’an dernier, nous avons estimé le trafic vers et de l’Afrique de l’Ouest à quelque 12 000 EVP, dont 30 % vers la Côte d’Ivoire, 30 % vers le Sénégal, 20 % vers le Ghana et le reste vers le Nigeria. Les turbulences politiques tuent les échanges », note pour sa part Davide Battaglieri du groupe Messina.

Grignotage du marché italien

Certes, les produits italiens fonctionnent toujours, mais la Chine est en train de grignoter la part de marché transalpine après avoir amélioré la qualité de ses produits et réduit les prix de vente. « Un exemple? Les carreaux qui viennent de l’Emilie Romagne et d’Espagne sont peu à peu remplacés par des produits chinois », confie Davide Battaglieri. Il ajoute que le manque de prospectives de développement, lié à l’absence d’investissements ciblés sur le terrain, pénalise les échanges. « Il va probablement falloir attendre une dizaine d’années avant d’observer une véritable inversion de tendance », estime-t-il. En espérant que dans l’attente, la situation en termes d’échanges ne se détériore pas.

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