Le fléchissement se confirme en 2015

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Depuis 2012, le trafic des ports du Grand port maritime de Guyane (regroupant le site de Remire Joly et de Kourou) affiche une baisse continue. Il est passé de 642 950 t en 2012 à 617 832 aujourd’hui, soit une diminution de 3,9 % en quatre ans. La direction se veut malgré tout rassurante. La diminution des trafics en 2015 reste moindre que celle de 2014 qui s’est élevée à 3,8 %.

Les marchandises diverses et les vracs solides sont les deux courants responsables de cette baisse. Avec 72 872 t, les vracs solides accusent une baisse de 5,5 %. Le principal flux de ce courant, le clinker destiné aux ciments guyanais, propriété de Holcim, accuse un repli en raison de la santé du BTP dans le département. Les collectivités locales ont besoin de fonds en provenance d’Europe pour lancer de nouveaux chantiers, explique le président du directoire du Grand port maritime de la Guyane, Philippe Lemoine. Autre filière en régression dans le département français d’Amérique du Sud, les marchandises diverses regroupant les conteneurs, les véhicules et le fret spatial. Avec 297 862 t, les diverses régressent de 3 %. Jusqu’en 2014, ces produits sont entrés pour plus de 50 % du trafic guyanais. Selon les premières estimations du port, en 2015, les marchandises diverses voient leur part passer sous la barre des 50 % à 48 %. Les conteneurs continuent leur spirale descendante à 53 870 EVP, soit en diminution de 2,2 %.

Quant aux vracs liquides, ils se stabilisent à 23 6871 t. En 2015, ce poste a enregistré une hausse de 0,8 %. Ces flux ont pris des parts de marché sur les marchandises diverses. Composés principalement d’hydrocarbures, de bitume et de méthanol, les vracs liquides dépendent en grande partie des activités du centre spatial de Kourou ainsi que de la consommation locale. Enfin, le trafic automobile a vu son trafic augmenter en tonnage, passant de 10 052 t à 10 227 t, soit une progression de 1,7 %. En nombre, le trafic roulier régresse pour perdre 4,4 % à 5 662 unités. Ce schéma d’une hausse du tonnage des véhicules et d’une baisse de leur nombre dure depuis plusieurs mois.

Réhabiliter les infrastructures

Département à la démographie galopante, la Guyane doit assurer un service portuaire performant sur le long terme. De plus, le président du directoire du GPMG veut participer au développement économique du département. En reprenant le port sous la forme de Grand port maritime, le président du directoire a d’abord fait un constat: la nécessité de réhabiliter les infrastructures du port. Parmi les projets à mettre en œuvre, le port envisage d’acquérir des moyens de manutention pour améliorer la productivité du port. Le choix semble se porter vers une grue sur rail plutôt qu’un portique. Une solution mieux appropriée aux volumes du port. Actuellement, les navires utilisent leurs grues de bord, plus lentes. Viendra ensuite l’organisation des quais. Le port ne veut pas « laisser les clés du terminal » à un opérateur unique, mais souhaite plutôt l’alternative d’une société dans laquelle le port sera partenaire. Un défi à relever pour répondre à une population en croissance mais dont le pouvoir d’achat reste faible pour la grande majorité.

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