Marco Neelsen pointe tout d’abord le fait que malgré la faiblesse de la conjoncture économique mondiale, l’économie allemande force l’allure, même légèrement, pour les exportations. Les grandes questions de 2016 sont l’évolution de la demande de la part du groupe des Brics, le cours de l’euro et le prix des hydrocarbures, tout changement à ces niveaux aura un impact immédiat sur le volume des exportations allemandes. Les crises politiques comme l’embargo alimentaire russe, décrété en août 2014 et prolongé jusqu’en août 2016, ou encore les tensions en Europe de l’Est ont également une influence directe sur le volume transporté, « pas seulement sur le terminal Hansa opéré par Buss, mais sur l’ensemble des terminaux du port de Hambourg ».
Relance des échanges avec la Russie et l’Iran
C’est précisément pour ces raisons que Marco Neelsen voit en 2016 une année d’opportunités nouvelles. D’abord dans le « rapprochement » entre la Russie et les pays d’Europe occidentale sur les questions stratégiques en Syrie et en Irak, qui pourrait conduire à une levée des sanctions en 2016 et conséquemment à une reprise des échanges commerciaux avec la Russie, particulièrement importante pour le port de Hambourg qui se veut un hub de transbordement sur la mer du Nord et la Baltique.
De même, la levée totale des sanctions internationales à l’encontre de l’Iran, prévue pour le début de cette année, ouvre des perspectives prometteuses à l’exportation allemande en raison des « traditionnelles bonnes relations entre les deux pays » et de la confiance dans le « made in Germany ».
Les énergies renouvelables devraient continuer à prendre de l’ampleur, surtout les éoliennes offshore, ce qui laisse présager d’un avenir positif pour Buss Ports qui est déjà un acteur important du secteur et qui consolide sa position en poursuivant ses investissements.
La demande de prestations de services logistiques de qualité va augmenter, selon Marco Neelsen, qui y voit de belles opportunités de développement, notamment pour Buss Ports sur le marché international. Marco Neelsen prévoit en effet que de nombreuses entreprises vont se concentrer sur leur cœur d’activité et sous-traiter les activités logistiques, et il affirme que sa compagnie se tient prête: « C’est dans la tempête qu’on reconnaît un bon marin », rappelle-t-il.