Pilotage: les pilotes se sont impliqués dans les travaux du nouveau chenal

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En 2013, l’activité des pilotes de la Guadeloupe s’est contractée de 26 % pour tomber à 70 escales sur les croisières. En 2014, la baisse de trafic de marchandises dans le port a aussi pesé, mais le trafic des croisières a repris. En 2015, les indicateurs sont tous au vert. Selon les prévisions de Franck Piau, président de la station de pilotage de la Guadeloupe, le volume piloté en 2015 devrait atteindre 54 Mm3 contre 51 Mm3 en 2014.

Au cours de l’année, la mise en place du nouveau chenal a beaucoup occupé les pilotes de la station. « Nous avons commencé l’implantation des bouées que nous rectifions pour être pleinement opérationnels prochainement », indique Franck Piau. Les plus gros navires actuellement en service sur la Guadeloupe sont ceux du service Med Car. « Ces navires ne posent pas de soucis et nous pourrons sans problème passer à des navires de 3 500 EVP voire 4 500 EVP. » Les pilotes ont aussi travaillé avec le simulateur installé au Grand port maritime de Nantes Saint-Nazaire. « Cela nous a permis de valider certaines manœuvres. »

Taille des navires

Effectuant le lamanage de certains navires, les pilotes de Guadeloupe Port Caraïbes ont travaillé avec le remorquage pour imposer une obligation à utiliser ce service. « Cela était devenu nécessaire avec l’augmentation de la taille des navires. » En effet, depuis cinq à six ans, la taille des navires augmentant sans cesse, le remorquage est devenu une assurance. « Le navire moyen qui arrive à la Guadeloupe affiche une longueur de 170 m. Cela devenait impossible d’assurer certaines manœuvres sans des remorqueurs pour une sécurité du port. » Et se projetant dans le futur, le président de la station de pilotage estime que pour les navires desservant le port, à savoir des 4 500 EVP, deux remorqueurs seront nécessaires à chaque opération. « Nous mettons à jour régulièrement les conditions de remorquage. Si la situation actuelle est adaptée, pour demain, il faudra peut-être s’adapter en matériel. » Alors quand on lui parle du canal de Panama, le président de la station imagine l’arrivée de navires pouvant aller jusqu’à 6 000 EVP sur le port. « Nous pouvons les recevoir, d’autant plus qu’avec le nouveau terminal ils auront une longueur de quai suffisante. » Mais tout cela reste des suppositions. « Personne ne sait ce qu’il va sortir quand le canal ouvrira. »

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