Ira ou ira pas? Les stratégies des armateurs (notamment conteneurisés) à entrer en Bourse se dévoilent. Depuis quelques années des rumeurs courent régulièrement sur l’entrée en Bourse du groupe CMA CGM. Jacques Saadé a évoqué l’idée à maintes reprises puis l’a abandonnée. Aujourd’hui Hapag-Lloyd, après avoir fusionné avec CSAV, imagine entrer en Bourse avant la fin de l’année, a annoncé la direction du groupe. Une levée de fonds qui permettrait à l’armateur allemand de financer sa croissance. Déjà, le groupe Mærsk a partiellement mis son capital en Bourse, l’autre partie est toujours détenue par la famille Møller. Et quand on regarde à Genève, la famille Aponte réfute vouloir entrer dans ce système. La croissance se fera de façon organique, a déclaré récemment Diego Aponte. Cette idée d’entrer en Bourse pose toujours l’épineuse question de la valorisation des actifs. Hier au sommet, le groupe Glencore vient d’en faire l’amère expérience en voyant sa valeur dégringoler. Star Bulk, un grand nom du vrac sec, est entré sous surveillance judiciaire le 28 septembre. Une sorte de Chapter 11 à la mode nippone. Le risque est d’autant plus grand que l’époque n’est pas propice au développement. L’économie de la filière peine à sortir de l’ornière de la crise. Les taux de fret se maintiennent à des niveaux bas et les derniers chiffres de la flotte conteneurisée à l’ancre ont augmenté de 3,4 % ces derniers jours, a annoncé Alphaliner. Même si le mouvement vers la Bourse semble parfois s’accélérer, le monde maritime demeurera encore dans les mains de familles pour de nombreuses années. Preuve en est que cette industrie est avant tout une question de personnalités.
Édito
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