L’industrie de la croisière constitue un atout pour l’économie européenne

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Le 25 juin 2015, pour la troisième année consécutive, Cruise Lines International Assocation (Clia) France, association professionnelle des industriels de la croisière, a dévoilé un Rapport de Clia Europe sur la contribution économique de la croisière portant sur 2014. Ce document est réalisé par un organisme autonome par rapport à Clia et ses membres, ce qui constitue une garantie d’indépendance concernant les chiffres et les résultats présentés. « La contribution économique de l’industrie de la croisière en Europe a atteint un nouveau record avec 40,2 Md€ en 2014, soit une progression de 2,2 % par rapport au 39,4 Md€ de 2013 », indique le rapport. Les dépenses directes des compagnies, de leurs passagers et personnels de bord ont représenté 16,6 Md€, comparé à 16,2 Md€ en 2013. Avec 4,6 Md€ en 2014, l’Italie reste en tête du classement des pays européens en ce qui concerne la contribution économique directe et affiche une légère augmentation (0,7 %). L’Allemagne arrive en deuxième position avec 3,2 Md€ (+ 6,3 %) suivi du Royaume-Uni/Irlande avec 3,1 Md€ (+ 1 %). L’Espagne est quatrième avec 1,2 Md€ malgré un recul de 1,4 %. La France est à la cinquième place avec 1,1 Md€ (+ 3,9 %).

En termes d’emplois, en 2014, l’industrie de la croisière européenne a comptabilisé 348 930 salariés, soit 10 000 de plus qu’en 2013. Ce total inclut plus de 82 000 emplois manufacturiers. Ces personnels ont perçu un montant de rémunération en salaires et autres avantages de 10,75 Md€.

Améliorer les installations portuaires

Selon le rapport, en 2014, un peu moins de 6,4 millions de résidents européens ont réservé des vacances en croisières, soit une hausse de 0,5 % par rapport à 2013. Les Européens représentent 30 % de l’ensemble des passagers dans le monde et le deuxième marché le plus important après les Américains. En 2014, avec 1,7 million de passagers, soit un essor de 5 %, l’Allemagne s’est emparée de la première place du classement des pays source en Europe au détriment du Royaume-Uni/Irlande (1,6 million de passagers, − 4,8 %). L’Italie suit en troisième position avec 842 000 passagers (− 3,1 %). La France s’est consolidée à la quatrième place avec 593 000 passagers (+ 13,7 %) tandis que l’Espagne se classe cinquième avec 454 000 passagers (− 4,5 %). La première destination des croisiéristes européens est la Méditerranée et les îles de l’Atlantique, la deuxième l’Europe du Nord, la troisième les Caraïbes et le reste du monde. L’Europe reste la deuxième destination pour les passagers et les navires du monde entier, attirant d’importants investissements touristiques et dépenses, continue le rapport. Même si, en 2014, avec 5,85 millions, le nombre de passagers ayant embarqué dans un port européen affiche un repli de 3,6 % par rapport à 2013. « Cette tendance à la baisse de l’Europe en tant que destination est le fruit de sérieux obstacles à la croissance, qui, s’ils sont ignorés, risquent de paralyser la croissance économique annuelle que nous avons forgée, a commenté Pierfrancesco Vago, président de Clia Europe. Les pays européens doivent les affronter en mettant en place une nouvelle législation environnementale, des procédures de visa allégées, en investissant dans les infrastructures côtières et en améliorant les installations portuaires. »

Trente et un navires en commande

« Les chantiers navals européens demeurent les leaders de la construction de navires de croisière », relève le rapport. Sur les 31 navires dont la livraison est programmée entre 2015 et 2018, 29 vont être construits dans les chantiers navals européens et deux au Japon. Le montant total investi par les compagnies de croisières pour ces 31 navires frôle les 17 Md€. En 2014, les chantiers navals européens ont enregistré une hausse de 12,8 % de leurs revenus pour les nouvelles constructions et la maintenance par rapport à 2013. En 2014, les compagnies de croisières ont dépensé 4,55 Md€ pour de nouvelles constructions et des rénovations. Les chantiers navals européens ont déjà enregistré six commandes de navires dont les livraisons sont prévues en 2019 et 2020. Au classement des chantiers navals, l’Italie est en tête suivi de l’Allemagne et du Royaume-Uni. L’Espagne et la France arrivent respectivement en quatrième et cinquième position.

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