Les chiffres sont clairs: 824 109 en 2014 contre 1 050 085 en 2013. La diminution du nombre de croisiéristes concerne notamment les voyageurs en transit, 400 803 en 2013 contre 252 646 l’an dernier. Selon l’autorité portuaire, ce résultat est lié à la diminution du nombre d’escales dans le port, l’équivalent de 17 par rapport à 2013, effectuées par le groupe Royal Carribbean, et 31 en moins en ce qui concerne Pullmantour. En revanche, la compagnie MSC Croisières n’a pas modifié sa politique de passage dans les eaux génoises, son hub stratégique en Méditerranée.
Scénario identique
Selon les prévisions, le scénario devrait être identique cette année. Le trafic de MSC Croisières devrait frôler la barre des 600 000 unités, et celui de P&O les 60 000. Les dix escales du paquebot Princess-Cruises, qui déposera à Gênes quelque 30 000 passagers en transit, et le retour de Pullmatour avec six escales et 11 000 passagers feront remonter les chiffres du port. Ainsi, le volume de trafic pour 2015 est estimé à 750 000 croisiéristes dont 35 % en transit.
Que faire pour inverser la tendance? s’interroge la gouvernance génoise. Une question sans réponse pour le moment, tout dépendant des décisions des compagnies croisiéristes et, en rebond, de la situation vénitienne. À titre d’exemple, en effet, P&O Cruises a décidé de positionner un navire plus petit par rapport au paquebot utilisé auparavant en raison des limites imposées à Venise sur le tonnage des navires. Et les deux ports sont liés sur certains trafics.