Premier trafic en volume, les bois occupent une place prépondérante dans ces trafics conventionnels. Bien que la conteneurisation gagne du terrain, le Port de Bordeaux garde en mémoire des records pour l’exportation de bois de tempête notamment, (jusqu’à 90 000 t en 2010– vers l’Asie, l’Inde et le Portugal). Même avant 2010, année de trafic historique, les entrées de bois tropicaux en provenance de l’Afrique de l’Ouest pouvaient atteindre les 30 000 t par an. Ces flux se sont effondrés aujourd’hui, seuls les bois du Nord tiennent le cap. En 2014, 42 000 t ont ainsi été importées de Finlande, Lettonie, Russie et Suède. Cependant, plusieurs opérateurs boi, tel que Silverhood, ayant quitté les ports et le marché de la construction ayant baissé, ces volumes de bois du Nord ont quasiment été réduits de moitié ces cinq dernières années.
Marché erratique pour la pâte à papier et l’engrais
Très soumis aux coûts portuaires et aux capacités de stockage des ports, les imports de pâte à papier sur Bordeaux ont connu des variations très diverses depuis 2010, avec des pointes jusqu’à 34 000 t en 2011 et des années plus creuses, comme en 2014: seulement 18 000 t de pâte à papier en provenance d’Espagne. De même, un autre trafic historique, l’export vers l’Afrique de grands sacs d’engrais n’a représenté en 2014 que 16 000 t, ce qui témoigne là encore d’importantes fluctuations selon les années. « Cependant, une autorisation d’export de 6 000 t par opérateur va offrir de nouvelles opportunités de développement. Le port réfléchit ainsi à faciliter un schéma de réception de marchandises pour optimiser ce trafic », indique Didier Domens, chargé commercial au Département du développement et de la promotion du Port de Bordeaux.
Des ailes de 45 m de long
Bien que peu significatif en tonnage, mais témoignant d’une logistique pointue, mise en place pour du conventionnel: l’augmentation du trafic des éléments de l’Airbus A380 réceptionnés à Pauillac et acheminés par le fleuve jusqu’à Langon. En effet, passé de 13 000 t en 2010 à 17 500 t en 2014, ce trafic se traduit par la réception et l’acheminement sur barges de multiples éléments volumineux pour plus d’une trentaine d’avions par an: des ailes de 45 m de long, des empennages de 27 m de long et de 12 m de haut, des fuselages de 29 m de long et 10 m de haut. De plus, le Port de Bordeaux, (dont le terminal de Blaye notamment, permet de recevoir des colis lourds de 350 t) réceptionne des colis spot pour un volume variable selon les années(350 t en 2012, 500 t en 2013).