Pour Alain Vidalies, l’année écoulée a été « riche pour les transports ». Plusieurs textes de ont été adoptés comme celui sur la réforme ferroviaire, la loi contre la piraterie qui autorise les gardes armés à bord des navires et le texte sur le dumping social routier.
L’année 2015 s’annonce tout aussi riche. Les trois principales priorités du gouvernement concerneront le ferroviaire, le routier et le fluvial. Une année 2015 placée sous le signe du transport terrestre. Concernant le ferroviaire, le ministre a insisté sur la nécessité de maintenir le réseau ferroviaire en l’état. « C’est vital pour disposer d’un réseau fiable », a ajouté Alain Vidalies. Par ailleurs, un plan d’action pour la sécurité ferroviaire sera mis en place. « La maintenance et la sécurité doivent être au cœur de nos préoccupations », a souligné le secrétaire d’État aux Transports. Autre sujet, la lutte contre le dumping social et la concurrence déloyale, qui doit d’abord s’adresser au transport routier mais aussi à tous les modes. « Elle vaut pour tous les transports. Il y a le chauffeur routier mais aussi le marin dont les droits sociaux sont parfois virtuels. » Une distorsion des droits sociaux qui créent une concurrence déloyale, a souligné le ministre. Ce sujet est avant tout routier pour Alain Vidalies qui a rappelé la position de la France sur ce dossier. « La France est à l’origine d’un appel pour assainir la situation. Nous avons proposé la création d’une agence européenne sur le contrôle des conditions sociales. » Les observateurs n’ont pas manqué de rappeler que ce projet date de plusieurs années et qu’il n’a encore jamais vu le jour.
Grands travaux
La troisième ambition dévoilée par le secrétaire d’État aux Transports vise à « faire avancer les grands projets de transports et d’infrastructures ». Tout un programme de travaux que le secrétaire d’État veut continuer. Parmi ces grands travaux figure la liaison ferroviaire Lyon-Turin, mais aussi le canal à grand gabarit Seine Nord. S’agissant de cette infrastructure fluviale, Alain Vidalies a précisé que le projet devra être porté par une société de projet. « Pour ce faire, nous avons besoin d’un outil législatif. » Parallèlement, le gouvernement doit déposer auprès des autorités européennes un dossier pour une participation financière. Il dispose d’un délai courant jusqu’au 26 février.
Dans son discours des vœux à la presse, le secrétaire d’État aux Transports n’a pas abordé les dossiers maritimes qui couvrent l’actualité. Il a simplement souligné, en aparté, que le dossier de MyFerryLink n’est pas clos et que des procédures demeurent. Quant à la SNCM, elle ne fait pas partie des ambitions du ministère pour les prochains mois.