Être proactif

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Un grand merci au Propeller Club de Paris d’avoir organisé ce 5 novembre une réunion sans que soit prononcé le sujet qui accapare les conversations maritimes: la SNCM. Impossible de faire un pas sans être interrogé sur l’avenir de l’armement français. Le sujet est grave puisque la SNCM emploie 1 000 personnes et que les projets n’intègrent qu’une partie de ces salariés. Socialement, ce dossier risque de tendre les relations dans l’entreprise. Économiquement, cela fait plusieurs années que de nombreuses parties militent pour que soient redéfinis les contours de cet armement. Il y a un an, Frédéric Cuvillier, alors secrétaire d’État aux Transports, a affirmé qu’il fera tout pour maintenir la SNCM hors de l’eau. Nous constatons le résultat. Il aurait fallu inviter les responsables politiques et économiques lors de ce déjeuner du Propeller Club. Invitée, Lamia Belkaïd, secrétaire générale de la Feport, a expliqué sa vision de la politique portuaire européenne: « Il faut être proactif ». Elle aurait pu reprendre la devise du Maréchal de Lattre de Tassigny, « ne pas subir ». Et en ce sens, elle a appelé à tirer des leçons des précédents paquets portuaires mort-nés. Lamia Belkaïd est une véritable europragmatique. Elle propose une approche holistique du paquet portuaire. Elle suggère d’en finir avec le dogme de la libéralisation pour la libéralisation et de la concurrence pour la concurrence, « pour le reste nous sommes ouverts à la discussion ». Cette proactivité fait du bien, même si elle risque de bousculer bon nombre d’habitudes. La Feport 2.0 est arrivée.

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